Le nombre de chômeurs a augmenté de 1,3% en mars

Des demandeurs d\'emploi patientent devant le guichet d\'une agence Pôle emploi, le 4 mars 2016, à Villenave-d\'Ornon (Gironde).
Des demandeurs d'emploi patientent devant le guichet d'une agence Pôle emploi, le 4 mars 2016, à Villenave-d'Ornon (Gironde). (REGIS DUVIGNAU / REUTERS)

Avec une hausse de 43 700 chômeurs par rapport à février, le nombre total de demandeurs en catégorie A s'élève à plus de 3,5 millions.

Le quinquennat de François Hollande se termine sur une fausse note sur le front du chômage. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité inscrits à Pôle emploi a progressé de 1,3% au mois de mars, a annoncé, mercredi 26 avril, la ministre du Travail, Myriam El Khomri. Ce chiffre correspond à une hausse de 43 700 chômeurs de catégorie A par rapport à février, pour atteindre un total de 3 508 100 personnes.

Il s'agit de la cinquième plus forte hausse sous le mandat de François Hollande. Selon le gouvernement, elle s'explique "essentiellement par la bascule [en catégorie A] de personnes déjà inscrites à Pôle emploi mais qui exerçaient une activité (catégories B et C) les mois précédents". Le ministère du Travail indique que le nombre d'entrées à Pôle emploi recule de 3,1% et que les sorties pour motif de reprise d'emploi progressent de 0,5%.

Une hausse de 21% en cinq ans

Le nombre d’inscrits en catégories A, B et C a diminué de 11 400 en mars, soit un recul de 0,2%. Le nombre de demandeurs de catégorie B (ayant travaillé 78 heures ou moins durant le mois) a reculé de 2,7% et ceux de catégorie C (plus de 78 heures durant le mois) de 2,7% également. Toutes catégories confondues, en mars, la France métropolitaine comptait 5 503 800 chômeurs.

Depuis l'arrivée de François Hollande à l'Elysée, le nombre de chômeurs de catégorie A a bondi de plus de 600 000 personnes, soit une hausse de 21%. En mai 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avait dénombré 2 888 800 demandeurs d'emploi sans activité pour le mois d'avril. Toutes catégories confondues, le nombre de chômeurs en métropole a augmenté de 27% en cinq ans.