Réforme de l'assurance-chômage : "On n'a aucun tabou", y compris sur la dégressivité des allocations, lance la ministre du Travail

La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 25 juillet 2018 à Paris.
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, le 25 juillet 2018 à Paris. (LUDOVIC MARIN / AFP)

"Ce n'est pas forcément un sujet de 'cadres'", a glissé la ministre du Travail.

Toutes les possibilités sont sur la table. Dimanche 2 septembre, la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a confié que le gouvernement "n'avait aucun tabou" sur la nouvelle réforme de l'assurance-chômage, y compris au sujet de la dégressivité des allocations. "Aujourd'hui, il y a certains partenaires sociaux qui souhaitent aborder le sujet", a affirmé la ministre lors de l'émission "Le Grand Jury" RTL/Le Figaro/LCI.

Cette idée de dégressivité a été avancée récemment, pour les cadres, par le député LREM Aurélien Taché. Le Premier ministre, Edouard Philippe, avait lui aussi dit qu'il n'avait "ni tabou ni présupposés". Le gouvernement pourrait même aller plus loin : "C'est pas forcément un sujet de 'cadres', a glissé la ministre. On est un des rares pays d'Europe qui indemnise les demandeurs d'emploi deux ans, trois ans pour les séniors, sans dégressivité". La CFE-CGC s'est insurgée contre cette mesure en général, de même que FO et la CGT.

"Inciter au retour à l'emploi"

La ministre a rappelé que la réforme de l'assurance-chômage avait deux "buts essentiels" : "lutter contre la précarité excessive" et "inciter au retour à l'emploi". Il y a des règles du régime d'assurance-chômage qui "quelquefois se transforment en un piège", a-t-elle expliqué, en évoquant les règles liées à la permittence (travail par intermittence, alternant avec des périodes indemnisées).

Sur le dossier des intermittents du spectacle, et le fait de savoir s'il serait aussi rouvert, la ministre a indiqué que "pour l'instant c'est un sujet qui n'a été soulevé ni par le patronat, ni par les syndicats, ni par le gouvernement".

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