Chômage : deuxième mois de baisse consécutif, une première depuis le début du quinquennat de François Hollande

Un panneau indicateur de l\'agence Pôle emploi à Montpellier (Hérault), le 27 avril 2016.
Un panneau indicateur de l'agence Pôle emploi à Montpellier (Hérault), le 27 avril 2016. (PASCAL GUYOT / AFP)

Le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A a baissé de 0,6% en avril, avec 19 900 chômeurs de moins.

C'est une première depuis que François Hollande est à l'Elysée. Le chômage recule pour le deuxième mois consécutif : après avoir baissé de 1,7% en mars, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi sans aucune activité a baissé de 0,6% en avril, avec 19 900 chômeurs de moins par rapport au mois de mars, selon les chiffres publiés par le ministère du Travail, mercredi 25 mai.

Ce recul est de 1,2% sur les trois derniers mois et de 0,6% sur un an. Fin avril, la France métropolitaine comptait ainsi 3 511 100 demandeurs sans emploi en catégorie A.

Baisse du chômage toutes classes d'âge confondues

En avril, la baisse est particulièrement sensible chez les jeunes de moins de 25 ans (-1%) et chez les femmes (-0,7%). Elle est un peu moins marquée chez les hommes (-0,4%) et chez les plus de 50 ans (-0,3%).

Le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie C, c'est-à-dire ayant travaillé plus de 78 heures dans le mois, recule lui aussi fortement (-3%). A l'inverse, ceux en catégorie B, ayant travaillé moins de 78 heures dans le mois, progresse légèrement (+0,3%). La France, outre-mer compris, comptait fin avril 6 694 500 chômeurs toutes catégories confondues, un chiffre en baisse de 1,1% sur un mois, mais en hausse de 1% sur un an. 

Une baisse artificielle ?

Mais cette baisse coïncide avec une "hausse inhabituellement forte" des sorties pour défaut d'actualisation, avertit la Dares, le service des statistiques du ministère. Celle-ci "pourrait s'expliquer, au moins en partie", par le "nombre particulièrement élevé" de jours fériés début mai, pendant la période d'actualisation des demandeurs d'emploi, selon la Dares. Le cabinet de la ministre Myriam El Khomri avance une deuxième explication. Ayant retrouvé un emploi, ces demandeurs d'emploi n'auraient "pas forcément pensé à actualiser leur situation".

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