Assurance-chômage : "J'ai les nerfs parce que cette réforme laisse un peu indifférent", tonne Laurent Berger

Laurent Berger était l\'invité de France Inter lundi 24 juin 2019.
Laurent Berger était l'invité de France Inter lundi 24 juin 2019. (FRANCE INTER)

Le secrétaire général de la CFDT critique la réforme de l'assurance-chômage telle qu'elle a été présentée par le gouvernement.

La réforme de l'assurance-chômage n'est pas faite "pour lutter contre la précarité mais pour lutter contre les précaires", a estimé lundi 24 juin Laurent Berger sur France Inter. Le secrétaire général de la CFDT, a estimé qu'il avait "les nerfs" parce que cette réforme laissait "un peu indifférent".

"Par rapport à cette réforme, il y a, non pas une acceptation, mais une forme d’indifférence, a précisé Laurent Berger. J'ai un peu les nerfs parce que cette réforme laisse un peu indifférent. On n'en parlera plus dans une semaine. Mais la réalité, c'est qu'elle va s'ancrer dans la réalité de centaines et de milliers de chômeurs."

Je ne suis pas contre ou pour par principe. Quand on est d'accord, on le dit. Lorsqu'on sera en désaccord, on le dira et on se mobilisera.Laurent Berger

Face à cette relative "indifférence" au sein de la société, Laurent Berger a tenu à rappeler que le rôle d'une organisation syndicale était de "se mobiliser" et également de "porter une analyse" sur tous les sujets en cours. D'ailleurs, le secrétaire général de la CFDT promet de se mobiliser "demain devant le ministère du Travail, en faisant des initiatives en direction des demandeurs d'emploi, parce qu'il faut redonner du sens au modèle social qui est menacé aujourd'hui".

L'absence de mobilisation conduit Laurent Berger à porter une analyse sur l’engagement politique des citoyens : "Sur la question de l'assurance-chômage, pourquoi cela me met en colère ? Parce qu'il est question de solidarité. C'est une notion qui a disparu. Je crois qu'aujourd'hui il y a une fatigue démocratique qui peut nous emmener loin dans la folie, dans le chacun pour soi, dans le repli sur soi. C'est contre cela qu'on s'insurge."

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