Ascoval : Bruno Le Maire estime que l'offre de reprise d'Altifort est "solide et crédible"

Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher, lors d\'une conférence de presse au ministère de l\'Economie et des Finances, mercredi 31 octobre 2018. 
Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher, lors d'une conférence de presse au ministère de l'Economie et des Finances, mercredi 31 octobre 2018.  (ERIC PIERMONT / AFP)

Au cours d'une conférence de presse, le ministre de l'Economie a indiqué que l'Etat se donnait "jusqu'à début décembre" pour régler le dossier de reprise de l'aciérie. 

Le ministre de l'Economie a estimé, mercredi 31 octobre, que les conclusions de l'audit sur la reprise l'aciérie Ascova de Saint-Saulve, dans le Nord, qui emploie 281 personnes, représentent "une chance" pour l'entreprise. "Nous allons jouer cette chance en nous donnant jusqu'à début décembre pour régler les sujets qui sont sur la table", notamment la question "du financement", a expliqué Bruno Le Maire, à l'issue d'une réunion à Bercy sur le projet de reprise par le groupe Altifort, disposé selon lui à porter son investissement en fonds propres à "20 ou 30 millions d'euros".

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Le cabinet Roland Berger, mandaté par Bercy pour analyser l'offre de reprise de l'aciérie par le groupe Altifort, a jugé celle-ci "solide" et "crédible", a assuré le ministre de l'Economie lors d'une conférence de presse. "C'est donc une chance pour le site d'Ascoval", a poursuivi Bruno Le Maire, assurant que tout le monde était "tombé d'accord, Etat, élus locaux, en particulier le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, et surtout salariés, pour dire que cette chance mérite d'être jouée".

Pour le locataire de Bercy, "l'urgence est désormais à la consolidation de l'offre de reprise d'Altifort". Deux sujets, selon Bercy, doivent en effet être réglés : celui des carnets de commande, et celui du financement de l'opération de reprise, qui n'est actuellement pas bouclé. Pour cela, Bruno Lemaire s'est donné un délai de "quatre semaines".

Les salariés en grève depuis le 23 octobre

Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, 150 à 200 millions d'euros seraient nécessaires pour que le projet d'Altifort, qui prévoit d'investir notamment dans une tréfilerie pour produire de l'acier "spécialisé" et "haut de gamme", soit viable. S'agissant d'Altifort, le groupe est disposé à porter son investissement en fonds propres à "20 à 30 millions d'euros", contre 10 millions jusqu'à présent, a souligné Bruno Le Maire. Il a confirmé que l'Etat mettrait de son côté jusqu'à un euro d'argent public par euro d'argent privé investi, afin de soutenir le projet.

Les sidérurgistes d'Ascoval ne travaillent plus depuis le 23 octobre et ont bloqué vendredi le site de production de Vallourec à Aulnoye-Aimeries (Nord) pour mettre la pression sur l'actionnaire de leur entreprise et sur le gouvernement. Interrogé sur ce mouvement de grève, Bruno Le Maire a précisé avoir demandé aux syndicats de salariés la reprise du travail. "L'une des conditions pour que cette reprise puisse fonctionner, c'est que les salariés reprennent le plus vite le travail", a-t-il estimé.

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