VIDEO. Six conseils pour supporter la pression

BRUT

La pression, on l'a tous déjà ressentie. Avant un entretien d'embauche, une épreuve sportive, une confrontation… Les astuces de Raphaël Homat, préparateur mental, pour mieux la gérer.

Même Kylian Mbappé le dit ! "La pression, c'est quelque chose que j'adore parce que c'est quelque chose qui m'anime." Comme lui, nous sommes nombreux à nous sentir pressurisés avant un événement important. Mais cela n'est pas négatif, bien au contraire ! Raphaël Homat, préparateur mental, livre six conseils pour mieux gérer cette sensation.

Accepter la pression

"Il est plutôt sain de ressentir de la pression", affirme Raphaël Homat. Néanmoins, pour le préparateur mental, il faut bien séparer la pression du stress. Car la pression vient majoritairement de l'extérieur, tandis que le stress dépend surtout de nos représentations.

Refuser le stress

Logiquement, si l'on distingue la pression du stress, il est plus facile de s'en débarrasser. "Pour être stressé, bien souvent, il faut la rencontre de deux facteurs", explique Raphaël Homat. Le premier : se sous-estimer. "Je suis convaincu que mes ressources ne vont peut-être pas me permettre de faire face à la situation." Le second : quand l'enjeu est important. "S'il n'y a pas d'enjeu, ça ne m'importe pas. Il n'y aura pas de stress", résume le préparateur mental.

Privilégier la performance au résultat

La première chose à faire, c'est de se centrer sur sa performance, et non pas sur le résultat potentiel. Raphaël Homat prend deux exemples : "Si je ne me centre que sur le résultat, je veux gagner. Je veux être titulaire. Je veux être qualifié pour telle compétition. Je veux cet emploi."

Cette façon de penser nous rend plus dynamique, mais elle génère du stress, parce qu'il y a beaucoup d'inconnues. "Ces éléments que je ne maîtrise pas peuvent contribuer à développer mon stress puisque je ne suis pas certain d'avoir les ressources", analyse le préparateur mental.

S'évaluer à sa juste valeur

Se sous-estimer n'est pas la solution. Pourquoi ? "Bien souvent, on va créer ce qu'on appelle une prophétie auto-réalisatrice. Je vais créer tout seul comme un grand les conditions qui vont venir confirmer mon opinion et mon point de vue", résume Raphaël Homat.

Parallèlement, se surestimer est tout aussi nocif. "Il risque d'y avoir les mêmes conséquences, à savoir ne pas mettre tous les ingrédients pour exprimer mon potentiel. Tout simplement parce que je pense être suffisamment fort pour répondre à la situation. En prenant les choses un peu à la légère, il y a des chances que la confrontation avec la réalité soit un peu brutale."

Visualiser la victoire

"Nous sommes très forts, bien souvent, pour imaginer des films catastrophes", constate Raphaël Homat. Pourtant, en travaillant sur notre visualisation et sur des imageries positives, on entraîne notre cerveau à imaginer une issue positive.

Ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier

Autrement dit : ne pas s'investir émotionnellement de la même façon dans tous ses projets pour "garder un peu plus de lucidité". Raphaël Homat prend l'exemple des sportifs qui sont devenus plus performants une fois parents. Pour eux, le sport avait désormais moins d'importance. "Ils arrivaient plus vite à basculer, à switcher d'un projet à un autre, et ils pouvaient s'exprimer avec plus de liberté et d'efficacité."

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