Urgences : des arrêts maladie pour alerter contre le manque de moyens

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La situation se tend aux urgences. Depuis la mi-mars, des soignants sont en grève et une cinquantaine de services est touchée. Désormais, des agents n'hésitent plus à se mettre en arrêt maladie pour se faire entendre. Un mode d'action qui déplait au gouvernement.

À l'hôpital Lariboisière, à Paris, la colère est montée d'un cran. Une dizaine d'infirmières ne sont pas venues travailler lundi 3 juin au soir aux urgences. Toutes étaient en arrêt maladie. Les médecins ont été informés vers 21 heures de ce mouvement surprise. Un urgentiste interrogé se dit solidaire de ses collègues, qui veulent selon lui "faire avancer le système de santé" et "donner plus de chances aux soignants de bien travailler".

Une cinquantaine de services impactés 

Ce service d'urgences est l'un des plus importants de France. Il reste marqué par le décès d'une patiente en décembre dernier, faute d'une bonne prise en charge. La direction affirme avoir pris les mesures nécessaires pour ne pas mettre en danger les patients. Une cinquantaine de services d'urgence est en grève un peu partout en France. À Lons-le-Saunier, dans le Jura, ce sont des médecins urgentistes qui se sont mis en arrêt maladie. 

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