Paris : les femmes de chambre d'un hôtel Ibis en grève "jusqu'en 2023" si besoin

FRANCEINFO

Depuis le 17 juillet, les femmes de chambre et les équipiers de l'hôtel Ibis Clichy-Batignolles de Paris sont en grève. Ils exigent la fin de la sous-traitance.

Rachel Keke a 45 ans, elle a cinq enfants et travaille à l'hôtel Ibis Clichy-Batignolles de Paris depuis avril 2003. "C'est un travail très physique, un boulot très difficile avec des cadences trop fortes", confie-t-elle. Pour obtenir une diminution de leurs cadences de travail, Rachel Keke et une vingtaine de ses collègues sont en grève depuis plus de cinq semaines.

Les femmes de chambre de cet hôtel veulent avoir à nettoyer deux chambres et demie en une heure contre 3 chambres et demie par heure actuellement. Même en grève, elle se rend chaque matin sur son lieu de travail. Elle va retrouver ses collègues grévistes dans le nord de la capitale devant le deuxième plus grand hôtel Ibis de France.

Non à la sous-traitance

Dans les faits, ces salariés ne sont pas embauchés par le groupe Accor à qui appartiennent les hôtels, mais par une société de sous-traitance, STN. Elle a accepté une des revendications : l'installation d'une pointeuse pour décompter les heures supplémentaires. Insuffisant pour les salariés, qui demandent la fin de la sous-traitance. "On a connu énormément de sociétés de sous-traitance et à chaque fois ce sont des cadences infernales", explique Aboubakar Traoré, équipier à l'hôtel et représentant syndical CGT HPE.

Accor utilise la sous-traitance pour le nettoyage dans environ un quart des hôtels du groupe, ceux où le nombre de clients est le moins régulier. Les femmes de chambre assurent qu'elles tiendront très longtemps, "jusqu'en 2023" selon une gréviste.

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