Métiers : bûcheron, une profession "pénible" non reconnue

FRANCE 2

Quel est le quotidien des bûcherons ? Malgré les demandes répétées de la profession, le métier n'est pas considéré comme "pénible".

Dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), en île de France, un chantier à haut risque ressemble à un combat à forces inégales. Quatre bûcherons se retrouvent face à 30 mastodontes qui menacent la route et le chemin forestier très fréquenté. Avant de s'y attaquer, Bruno Peyrelade, 30 ans de métier, jauge son adversaire. Puis le bûcheron part à l'abordage. C'est un exercice périlleux. Il faut entourer le tronc avec un câble qui tractera l'arbre dans la bonne direction. L'abattage commence, à la tronçonneuse ou à la masse.

Un métier physique et dangereux

Un corps-à-corps qui se fait dans le bruit et les vibrations, tout en maniant des machines lourdes. "La tronçonneuse reste un outil assez traumatisant pour les muscles et les tendons. Depuis une trentaine d'années que je fais ce métier, je dois préserver mon corps correctement", précise Victor Almeida, bûcheron à l'Office national des forêts. Leurs corps s'usent, sans compter le risque d'accident grave qu'ils ont toujours à l'esprit. Selon les syndicats, l'espérance de vie des bûcherons est de 62,5 ans. Sur le terrain, les ouvriers de la forêt constatent que plus le temps passe, plus le travail devient pénible.

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