Le témoignage d’une urgentiste sur ses conditions de travail

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Franceinfo

Béatrice Simonnard est urgentiste en région parisienne. La jeune femme raconte comment il est difficile pour elle de tout jongler au travail et le rythme effréné qu’on lui impose.

"Souvent, je vais en garde avec la boule au ventre. Les gardes suivantes, j’y retourne avec des palpitations. On est de nombreux urgentistes à le ressentir", concède-t-elle. Et de continuer. "Par exemple, on n’a pas le temps d’aller annoncer à sa patiente qu’elle doit être opérée en urgence, et elle est déjà partie eau bloc. On a honte de soi." Voilà les premiers mots du témoignage de Béatrice Simonnard, urgentiste en région parisienne.

Les patients et familles en pâtissent

Béatrice Simonnard ajoute : "Très régulièrement, je me fais alpaguer, crier dessus, j’ai des reproches de patients et de familles de patients. Ils reprochent de les laisser, de ne pas donner de nouvelles, de ne pas dire ce qui e passe. J’aimerais, mais je n’ai pas le temps." Enfin, l’urgentiste évoque le manque de sommeil. "C’était au bout de la 23e heure de garde et j’étais interne, je me souviens que je m’endormais en parlant à la mère du patient. C’est terrible pour elle parce que je lui faisais répéter trois la même chose". Pour elle, les appels au secours ne sont pas écoutés.

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