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Éducation : les enseignants expriment leur malaise

france 3

Un mois et demi après le suicide d'une directrice d'école en région parisienne, une réunion exceptionnelle est organisée à Paris, mercredi 6 novembre. La profession veut une réelle prise en compte de son mal-être.

Le suicide de Christine Renon, directrice d'école à Pantin (Seine-Saint-Denis), trois semaines après la rentrée scolaire, a été un électrochoc pour les personnels de l'Éducation nationale. Depuis ce drame, la profession dénonce les mêmes maux : excès de travail, réformes en série, pression hiérarchique, fatigue chronique conduisant à l'épuisement... Ce malaise profond est partagé de la primaire au lycée. "On peut parler des effectifs de classe qui sont lourds, on peut parler du manque de personnels spécialisés, on sait qu'on a des enfants qui sont dans une grande détresse sur le plan social et culturel", égrène Francette Popineau, secrétaire générale du syndicat national unitaire des instituteurs, professeurs des écoles et professeurs d'enseignement général de collège (SNUipp-FSU).

La qualité de l'enseignement affectée

Dans un sondage publié mercredi 6 novembre, 73% des personnels du second degré interrogés estiment que leur travail a dégradé leur santé ces derniers mois. Seuls 18% sont satisfaits de leur quotidien à la fin de la journée. Une perte de sens qui affecte la profession et altère l'enseignement dispensé. Plus de moyens, plus de formation, plus d'écoute également : ce sont quelques-unes des doléances qui devraient être formulées mercredi lors du comité exceptionnel d'hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) consacré à la souffrance au sein de l'Éducation nationale.

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