VIDEO. Retraites : Olivier Faure "pas hostile par principe" à un système universel par points

franceinfo

Selon Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, estime sur franceinfo que si le système de retraite universel par points permet de réunir davantage de cotisants, il n'était pas contre par principe.

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste a estimé mercredi 12 juin sur franceinfo que "la question prioritaire" pour réduire le déficit des retraites "c'est de créer des emplois", ce qui permet "d'avoir plus de cotisants". Il s'est dit "pas hostile par principe" à un système de retraites universel par points.

La question prioritaire s'agissant des retraites, c'est de créer de l'emploi qui permette d'avoir plus de cotisants et de résoudre de cette façon-là le sujet.

Olivier Faure

à franceinfo

Il a critiqué le projet du gouvernement qui "promet maintenant un âge pivot à 64 ans qui va avoir pour effet de conduire en fait des salariés âgés, pour l'immense majorité au chômage, attendant 64 ans leur retraite à taux plein : c'est ça la réalité", affirme-t-il. Le déficit des retraites pourrait être de l'ordre de 10 milliards d'euros en 2022, selon le Conseil d'orientation des retraites.

Une distinction à faire entre les métiers

Olivier Faure n'est pas contre un système universel par points, mais il faut tenir compte de la pénibilité au travail : "Je ne suis pas hostile par principe à cette logique", mais "il y a une distinction à faire entre les métiers." "Vous ne pouvez pas, poursuit-il, considérer que quelqu'un qui a un métier très pénible doit être traité de la même façon que celui qui a un métier qui n'impose pas par exemple une érosion physique."

La moyenne légale du temps de travail en Europe est de 65 ans alors qu'il est de 62 ans en France. Olivier Faure s'en félicite : "Si c'est ça l'objectif, si c'est toujours de s'aligner sur le pire, je ne suis pas d'accord. Effectivement, nous avons un modèle français qui a permis de résister. Parce que nous sommes un pays riche qui a les moyens d'avoir une politique sociale ambitieuse, je considère effectivement que nous n'avons pas à chercher toujours à nous aligner sur le moins disant."

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