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Utilisation du 49.3 : "nous voterons toutes les motions de censure qui seront présentées, quelles que soient leurs origines", indique Marine Le Pen

Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national, le 29 février 2020 à Lens (Pas-de-Calais). (FRANCOIS LO PRESTI / AFP)

"Le gouvernement savait pertinemment que le débat ne tiendrait pas dans ce délai de trois semaines", a affirmé la présidente du Rassemblement national à propos de l'utilisation du 49.3 par le Premier ministre sur la réforme des retraites.

"Il faut déposer une motion de censure, nous n’avons pas la capacité car nous n’avons pas de groupe, mais nous voterons toutes les motions de censure qui seront présentées, quelle que soit leur origine", annonce samedi 29 février sur franceinfo Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, après l'annonce par le Premier ministre de vouloir utiliser l'article 49.3 sur la réforme des retraites.

Des députés de gauche ont notamment annoncé leur volonté de déposer une motion de censure comme André Chassaigne, le président de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l'Assemblée nationale, samedi sur franceinfo.

Une "réforme opaque"

Pour Marine Le Pen, l'engagement du 49.3 "n'est pas digne". "Ils savent pertinemment que les Français sont contre, en ayant refusé un référendum et aujourd’hui en supprimant la possibilité du débat avec l’utilisation de cette procédure qui, en général, n’est pas utilisée pour faire taire l’opposition mais pour passer face à une majorité brinquebalante", explique la présidente du Rassemblement national.

"Le gouvernement savait pertinemment que le débat ne tiendrait pas dans ce délai de trois semaines", affirme Marine Le Pen qui assure que le gouvernement "avait déjà en tête dès le départ, l’utilisation de ce 49.3 pour faire passer cette réforme opaque et sans financement".

"Une erreur politique"

"On utilise la crise du coronavirus pour faire cette mauvaise manœuvre, et ça je pense que les Français ne leur pardonneront pas", avertit Marine Le Pen qui qualifie d'"erreur politique" cette décision : "C’est toujours une erreur politique que de gouverner contre le peuple, que de lui faire passer une réforme dont il ne veut pas.".

"Je souhaite qu’il le paye dans les urnes, je souhaite que [les Français] expriment leur désaccord, leur contestation de ce cynisme et de cette méthode dont ils vont être les seules victimes", estime la patronne du Rassemblement national.