Retraites : la hausse de la CSG a entraîné une baisse inédite des pensions en 2018

Des retraités lors d\'un rassemblement, le 11 avril 2019 à Paris, à l\'occasion d\'une journée nationale de manifestations pour protester contre les réductions de leurs pensions.
Des retraités lors d'un rassemblement, le 11 avril 2019 à Paris, à l'occasion d'une journée nationale de manifestations pour protester contre les réductions de leurs pensions. (MICHEL STOUPAK / NURPHOTO / AFP)

C'est ce que conclut une étude publiée vendredi par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques.

Elle était voulue par Emmanuel Macron pour compenser des baisses de cotisations sur les salaires. La hausse de la CSG a entraîné en 2018 une diminution inédite des pensions de retraite, selon une étude publiée vendredi 12 juin par la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

1 318 euros de pension moyenne nette 

Après des années d'augmentation régulière, portée par l'arrivée d'anciens travailleurs aux "carrières plus favorables", la pension moyenne nette a fléchi en 2018, sous le coup des décisions de l'exécutif. D'abord en raison de l'absence de revalorisation dans les régimes de base, à commencer par l'Assurance vieillesse de la Sécu, ce qui a ralenti la progression de la pension moyenne brute à 0,7% (1 432 euros, majoration pour enfants incluse), contre 2,1% en 2017.

Ce maigre gain a toutefois été effacé par la hausse du taux de CSG pour près de 60% des retraités : après prélèvements sociaux, la pension moyenne nette ressort ainsi en baisse de 0,7%, à 1 318 euros (majoration pour enfants incluse).

Lors de la crise des "gilets jaunes", le gouvernement est revenu sur cette mesure, en créant début 2019 un nouveau taux "intermédiaire" de CSG pour environ 30% des retraités.

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