Retraites : Jean-Paul Delevoye "se rangera derrière la décision" d'Emmanuel Macron et Edouard Philippe sur la "clause du grand-père"

Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraits, lors de la cérémonie d\'hommage à Jacques Chirac, le 26 septebre 2019 à Paris.
Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire aux retraits, lors de la cérémonie d'hommage à Jacques Chirac, le 26 septebre 2019 à Paris. (ERIC FEFERBERG / AFP)

Le haut-commissaire aux retraites avait critiqué cette piste qui consiste à réserver le futur système des retraites aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail.

"Est-ce que j'ai l'air d'un enfant puni ? Arrêtez avec cette image", a lancé Jean-Paul Delevoye au micro de BFMTV. Le haut-commissaire aux retraites a assuré, vendredi 8 novembre, via son entourage, qu'il se "rangera derrière la décision du président, du Premier ministre et du Parlement" concernant l'application ou non du futur "système universel" aux seuls nouveaux entrants du marché du travail. Dans un entretien au Parisien, Jean-Paul Delevoye avait exprimé mercredi son opposition à cette piste, également appelée "clause du grand-père", en contradiction avec Emmanuel Macron et Edouard Philippe pour qui "tout est ouvert".

Un recadrage en coulisses

Réserver le futur système aux seuls nouveaux entrants reviendrait "à créer un 43e régime. C'est impossible !" avait justifié Jean-Paul Delevoye. "Si on fait la 'clause du grand-père' pour une profession, il faut la faire pour tout le monde, question d'équité, ça veut dire que l'on renonce à la réforme", avait-il ajouté. "Jean-Paul Delevoye exprime assez librement les pistes envisagées sur cet aspect du dossier", a commenté vendredi son entourage.

En coulisses, le recadrage a été sévère, selon les informations recueillies par Julien Gasparutto, journaliste politique de France 3. Selon un proche du Premier ministre, Edouard Philippe, "très très mécontent", ne digère pas qu'un membre du gouvernement puisse "acter ainsi publiquement son désaccord sur un sujet aussi explosif" que la réforme des retraites. Un instant plus tôt, le ton d'Emmanuel Macron était du même acabit.

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