"Je ne peux pas appeler à la fin d'une grève à laquelle je n'appelle pas", explique Laurent Berger

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, était l'invité du 8h30 de franceinfo jeudi 16 janvier.

"Je ne peux pas appeler à la fin d'une grève à laquelle je n'appelle pas", a déclaré Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, jeudi 16 janvier sur franceinfo. "Je ne veux pas donner de leçons à d'autres. A la SNCF, la plupart des militants de la CFDT circulent aujourd'hui", a-t-il assuré, alors que le conflit social sur la réforme des retraites se poursuit dans les transports.

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La décision d'arrêter ou non le mouvement de grève, "ça appartient à ceux qui la font, explique Laurent Berger. La CFDT n'est quasiment pas présente à la RATP, mais ce qui est sûr c'est que ça fatigue beaucoup". Laurent Berger estime qu'on est "dans une situation très compliquée pour ceux qui mènent cette grève. Et elle est très compliquée pour les Franciliens."

Pour lui, "il y a eu une logique d'affrontement où on fait croire que le retrait de cette loi qui peut s'opérer. Tout le monde a compris que ça ne se ferait pas". Et il y a "bien sûr" une logique de pourrissement. "Sur un certain nombre de secteurs, on aurait pu aller beaucoup plus vite en termes de résolution des difficultés", regrette-t-il.

Laurent Berger se refuse à "donner des leçons à d'autres" pour trouver une sortie de crise. "Je crois qu'à la RATP comme à la SNCF, c'est dans les entreprises qu'il faut s'occuper des conditions de sortie du conflit, estime-t-il. L'impact sur l'emploi dans les services commence à être très compliqué, parce que les salariés, pour se rendre au travail, ont eu beaucoup de difficultés, ça a créé des zones de conflictualité. Bien sûr que je souhaite que les difficultés de circulation s'arrêtent."

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