Grèves : "10 millions de voyageurs, cela se respecte", estime la Fédération européenne des voyageurs

Un TER à quai, à la gare Montparnasse, le 2 janvier 2020.
Un TER à quai, à la gare Montparnasse, le 2 janvier 2020. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

La grève dans les transports, pour lutter contre la réforme des retraites, entre dans son 2e mois. C'est la plus longue grève en continu de l'histoire de la SNCF et de la RATP. Michel Quidort, président de la Fédération européenne des voyageurs, déplore une situation "préoccupante".

"10 millions de voyageurs, cela se respecte, les négociations auraient dû redémarrer depuis longtemps", a estimé dimanche 5 janvier, sur franceinfo, Michel Quidort, président de la Fédération européenne des voyageurs, alors que la grève dans les transports, SNCF et RATP, entre dans son deuxième mois, une durée inégalée qui dépasse le précédent record établi en 1986-87.

Selon lui, les responsabilités sont partagées entre grévistes et gouvernement : "Il y a des blocages qui ne sont pas supportables du point de vue des usagers, notamment le blocage des dépôts de bus ou de trams (…) Et puis du côté gouvernemental, on a entendu le président de la République, le 31 décembre, demander au gouvernement de se mettre au travail le plus vite possible. Or, à notre connaissance, il ne se passe rien et il faut que la négociation reprenne le plus vite possible."

Lors de ses vœux, Emmanuel Macron s'est redit déterminé à "mener à terme" la réforme et a demandé à Edouard Philippe de trouver un "compromis rapide" avec "les syndicats qui le veulent".

Un trafic à moitié assuré

"Aujourd'hui, en France, on a au bas mot 10 millions de voyageurs qui dépendent du train pour faire leur migration quotidienne domicile-travail", a rappelé Michel Quidort, évoquant une situation "préoccupante".

"Les TGV se sont remis à circuler peu ou prou ces derniers jours, sauf que ce qu'on ignore, c'est que souvent ils ne vont pas jusqu'au bout de la ligne qu'ils sont censés desservir, et qu'il n'y a pas toujours et presque jamais la correspondance en TER pour les gens qui doivent continuer leur trajet plus loin", a déploré le président de la Fédération européenne des voyageurs.

Quant aux TER "qui sont affichés", ils "sont en fait assurés par des autocars, donc ce n'est pas la même capacité, ce n'est pas le même horaire, ce n'est pas la même vitesse… On a tout un système dégradé", a souligné Michel Quidort.

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