"Gilets jaunes" : les retraités oubliés

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Les retraités sont en première ligne chez les « gilets jaunes ». Et pour cause, ils sont parmi les plus taxés. Paroles à ceux qui s’estiment êtes les oubliés de la République.

En 2017, Emmanuel Macron disait : "C’est une réforme en profondeur qui va prendre du temps. Et donc je ne touche pas à la retraite de celles et ceux qui sont aujourd’hui retraités". Mais un an plus tard, la colère monte parmi eux. L’Assemblée nationale a adopté une loi en défaveur du pouvoir d’achat des retraités. La situation se tend. "Moi je suis déjà dans le rouge, comment je fais" se demande un gilet jaune retraité. "Les anciens ont travaillé pour leur retraite, et là on est en train de la donner", tempête un autre.

La situation devient grave

Mais pour beaucoup, la situation devient grave. "Déjà, ça a commencé par la CSG, les 0,3 % pour les retraités, puis les carburants…", fustige un homme. "Avec les impôts, il n’y a plus rien à la fin du mois", déplore une femme. "À Noël, j’ai le mouron, je n’ai pas envie de fêter Noël, je n’ai plus les moyens. On en est là", témoigne une retraitée. Et une autre d’aller plus loin. "Si on me prend la pension de réversion, j’irai m’immoler devant l’Élysée."

Beaucoup critiquent donc la CSG, même ceux qui n’avaient pas l’habitude de se rebeller. Les retraités se posent la question du futur de leurs enfants et petits-enfants.
Ils disent avoir le temps pour rester dans la rue.

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