Réforme des retraites : "La grève à la RATP et à la SNCF n'a que trop duré", estime Edouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe après un conseil des ministres organisé à Paris le 15 janvier 2020.
Le Premier ministre Edouard Philippe après un conseil des ministres organisé à Paris le 15 janvier 2020. (BENOIT TESSIER / POOL)

A la sortie d'un séminaire gouvernemental, le Premier ministre a déclaré que la grève dans les transports était "sans issue".

L'exécutif s'est réuni en séminaire mercredi 15 janvier pour faire avancer ses priorités de 2020 et tenter de résoudre la crise liée à la réforme des retraites"Bien évidemment", le gouvernement "doit bien continuer d'expliquer, de clarifier et aussi de discuter" pour faire passer la réforme sociale clé du quinquennat, a déclaré Emmanuel Macron la veille à Pau (Pyrénées-Atlantiques). Organisée dans la foulée du Conseil des ministres, cette réunion vise à "aborder en profondeur à la fois le calendrier et l'action du gouvernement pour les mois à venir, ainsi que les prochaines réformes", selon la porte-parole Sibeth Ndiaye.

Le calendrier de la réforme des retraites déjà défini. Le dossier des retraites continuera à rythmer les prochains mois : présentation des projets de loi (ordinaire et organique) en Conseil des ministres le 24 janvier, début de l'examen au Parlement le 17 février, conclusion prévue de la "conférence de financement" fin avril puis adoption "avant l'été", selon le calendrier fixé par Edouard Philippe.

Les violences des forces de l'ordre en question. Emmanuel Macron a demandé mardi au gouvernement "des propositions claires pour améliorer la déontologie" des forces de l'ordre, confrontées à de nouvelles accusations de violences au cours des manifestations des dernières semaines. Le gouvernement a infléchi depuis quelques jours sa rhétorique en appelant les forces de l'ordre à "l'exemplarité" avec un "usage juste et proportionné de la force".

Des vœux à la presse après le séminaire. Renouant en 2018 avec cette tradition délaissée par François Hollande, Emmanuel Macron avait alors plaidé pour "une saine distance" entre le pouvoir et la presse, et annoncé une loi contre la "manipulation de l'information" en période électorale et une réforme de l'audiovisuel public.

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