La CFDT va porter plainte ce lundi après l'intrusion dans ses locaux d'opposants à la réforme des retraites

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à Matignon, le 10 janvier 2020.
Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, à Matignon, le 10 janvier 2020. (ERIC TSCHAEN / REA)

La Coordination RATP-SNCF est à l'origine de cette intrusion. Elle souhaitait dénoncer, entre autres, le soutien du syndicat à un système de retraites "universel" par points.

La CFDT va porter plainte lundi 20 janvier après l'intrusion d'opposants à la réforme des retraites dans son siège, vendredi. La confédération a pris cette décision parce qu'il y a eu "intrusion", "violence", "insultes", "intimidation" et "crachats" sur des salariés, a affirmé son secrétaire général, Laurent Berger, sur BFMTV. Il s'agissait d'une action de la Coordination RATP-SNCF, née aux premières évocations d'une grève illimitée, en octobre, contre la réforme des retraites.

"Ce qui s'est passé vendredi, c'est violent, c'est une forme d'agression", a estimé Laurent Berger, qui a expliqué notamment qu'un des salariés avait "été mis au sol" et qu'un autre, "dans la bousculade, [avait] eu un doigt abîmé avec interruption temporaire de travail".

"La CFDT est libre et indépendante. Quand elle doit critiquer le gouvernement, elle le fait (...) et surtout, elle a une capacité de proposition. Ce qui dérange peut-être, c'est que la CFDT propose, elle n'est pas dans le binaire, dans tout est parfait ou tout est pourri, elle est dans la nuance", a-t-il défendu, demandant "que la CFDT soit respectée". Interrogé pour savoir si la confédération avait perdu des adhérents en raison de son soutien à la réforme des retraites, Laurent Berger a répondu par la négative : "Des gens partent parce qu'ils ne sont pas contents, d'autres arrivent."

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