Réforme des retraites : de nouvelles propositions sur la table pour l'entrée en vigueur du futur régime universel

Jean-Paul Delevoye (à droite) lors de la remise de son rapport au Premier ministre, le 18 juillet 2019
Jean-Paul Delevoye (à droite) lors de la remise de son rapport au Premier ministre, le 18 juillet 2019 (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Et si la réforme des retraites était remise à plus tard ?  Dans un document de travail transmis cette semaine aux syndicats et au patronat, que France Info a pu consulter, il leur est proposé de rediscuter des conditions d'entrée dans le futur régime universel.

En juillet dernier, le Haut-commissaire aux retraites a remis ses propositions au gouvernement. Sa solution, c'est que le futur régime universel entre en vigueur en 2025 et que la première génération prise en compte soit celle née en 1963. Mais d'autres options sont sur la table, écrit aussi Jean-Paul Delevoye. Le futur système pourrait s'appliquer à des générations postérieures, donc un peu plus jeunes. Ou ne concerner que les actifs qui commenceront à travailler en 2025.

Or ces deux options, qui n'ont pas la préférence du Haut-commissaire, émergent à nouveau, à la première page d'un document de travail remis aux partenaires sociaux.
Faut-il y voir un signe du gouvernement ? Serait-il prêt à faire des concessions pour calmer la colère de certaines catégories professionnelles ? Sur les régimes spéciaux, par exemple, pour la défense desquels les syndicats de la RATP appellent à la grève illimitée à partir du 5 décembre ?

Rien n'est tranché, affirme Matignon

Dans l'entourage du Premier ministre, on affirme qu'il n'y a rien de nouveau, qu'Edouard Philippe n'a aucun tabou sur le calendrier de la réforme et qu'il l'a déjà dit. On précise aussi que rien n'est tranché et que toutes les options méritent d'être débattues.

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