L'avis de la coach Brigitte Livet

Trois questions à Brigitte Livet, coach et spécialiste des relations humaines dans l'entreprise.

Les femmes savent-elles travailler ensemble sans conflit ?Brigitte Livet : "Les relations professionnelles entre les femmes s'inscrivent dans le registre de l'émotion, de l'affectif, du fusionnel. En cas de conflit, elles auront plus tendance à discuter, à communiquer pour crever l'abcès. Bien sûr que certaines femmes peuvent être des chipies entre elles mais il ne faut pas perdre de vue que ce sont les femmes qui sont encore les principales victimes d'injustices et d'inégalités dans le cadre de l'entreprise. La violence subie par les femmes dans le cadre professionnel émane, dans la plupart des cas, d'hommes."La rivalité féminine, est-ce un mythe véhiculé par les hommes ?B. L. : "Quand deux hommes sont en rivalité professionnelle, le discours tend à présenter cela comme un challenge, une compétition positive, stimulante mettant en jeu leurs compétences. Quand cette même rivalité existe entre deux femmes, on considère cela comme de l'hystérie. Je pense que ce sont les hommes qui véhiculent cette image de femmes revanchardes, méchantes entre elles. Mais certaines femmes ont tendance à reprendre et véhiculer ces mêmes stéréotypes machistes. Pour preuve lors de la campagne présidentielle, les principales attaques subies par la candidate socialiste, Ségolène Royal, émanaient d'autres femmes. Dans l'entreprise, certaines femmes font faire le choix de se désolidariser de la gent féminine pour mieux s'imposer."La solidarité féminine au travail, ça existe tout de même ?B. L. : "Bien entendu ! De nombreux réseaux et associations de femmes actives ont vu le jour et ?uvrent dans le sens d'une entraide et d'une solidarité féminine."En savoir plus

  •  Le site psycho-travail.com : Brigitte Livet, en collaboration avec Christophe Réville, consultant en entreprise, livre sur ce site une multitude de conseils "psy" appliqués au monde du travail.

(Interview réalisée en 2007)Rédigé par La rédactionPublié le 14/02/2011