Voiture de police incendiée à Paris : les quatre suspects mis en examen pour tentative de meurtre

Une voiture de police incendiée par des manifestants, le 18 mai 2016 à Paris.
Une voiture de police incendiée par des manifestants, le 18 mai 2016 à Paris. (SIMON GUILLEMIN / HANS LUCAS / AFP)

Il s'agit de trois étudiants de 18, 20 et 21 ans et d'un homme sans emploi de 32 ans.

Les quatre hommes arrêtés et présentés à un juge d'instruction après l'incendie d'une voiture de police, dans laquelle se trouvaient deux policiers, mercredi à Paris, ont été mis en examen, samedi 21 mai, notamment pour tentative de meurtre, a annoncé le parquet de Paris en charge du dossier. Les quatre suspects ont été écroués. Le cinquième homme qui avait été placé en garde à vue, avait été remis en liberté vendredi après-midi. Ces violences avaient été commises en marge de la manifestation des policiers contre "la haine anti-flics".

Tous issus de la mouvance antifasciste

Le juge d'instruction a été saisi des chefs de "tentative d'homicide volontaire sur personne dépositaire de l'autorité publique", destruction de biens "en bande organisée par moyen dangereux", "violences en bande organisée" avec arme sur personne dépositaire de l'autorité publique, "participation à un attroupement" armé avec dissimulation du visage, "association de malfaiteurs" et refus de se soumettre à un prélèvement ADN.

Les trois étudiants de 18, 20 et 21 ans, et l'homme sans emploi de 32 ans sont tous issus de la mouvance antifasciste, indiquait vendredi le parquet. Ils avaient été identifiés notamment grâce à des "renseignements", selon une source proche de l'enquête. Les policiers ont notamment retrouvé chez eux un poing américain, une matraque, des bouteilles de gaz et des tracts antifascistes.

Trois interdits de manifester

Parmi les quatre hommes, trois avaient fait l'objet d'interdictions de manifester pour la journée de mobilisation de mardi contre la loi Travail, dans le cadre de l'état d'urgence. Le suspect de 21 ans faisait partie des neuf militants qui avaient obtenu mardi devant le tribunal administratif de Paris une suspension de cette interdiction, justifiée par le préfet de police par la participation à des manifestations ayant dégénéré. 

Les suspects de 21 et 32 ans ont par le passé été condamnés pour des violences en réunion. Le suspect de 18 ans doit, lui, être jugé dans une autre affaire pour violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique et participation à une manifestation malgré une interdiction.