Violences : quand les CRS se confient

FRANCE 2

Depuis plusieurs semaines, ils sont en première ligne lors des manifestations et la cible de violences : certains policiers en ont marre et ils le disent.

Des policiers disent n'avoir jamais été confrontés à un tel niveau de violence. Depuis un mois et demi, dans les manifestations anti loi El Khomri, ils se sentent clairement la cible des casseurs. Début avril, Mickaël Feuillet a été blessé à la cuisse. "Avant, les violences, c'était sous le coup de l'énervement, là ce sont des bandes organisées", témoigne-t-il. Un climat particulièrement violent où les policiers doivent faire face à des groupes déterminés.

"On se fait charger"

Pour le brigadier Stéphane Chapuis, c'est du jamais vu. "Ça fait 15 ans que je suis CRS et c'est vraiment chaud, malgré nos équipements. Aujourd'hui, on se fait charger". Quant à Franck Reselle, il redoute les prochaines manifestations : "On sait qu'il y a un danger et c'est difficile à vivre, on sait qu'à un moment ou l'autre, on risque d'être blessé. Hier, ils nous balançaient de l'acide". Au total, plus de 300 CRS et gendarmes mobiles et plusieurs dizaines de manifestants ont été blessés au cours de ces deux derniers mois.

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