Réagir face aux discriminations au travail

La crise a favorisé les discriminations au travail. Comment réagir quand on y est confronté ?

Etre vieux, avoir un physique disgracieux, venir d'une banlieue difficile? voilà de quoi empêcher les salariés d'évoluer dans leur travail, ou même de se faire recruter ! Pourtant, les différences de traitement basées sur l'appartenance ou la non-appartenance, réelle ou supposée, à une ethnie ou une race, sur la religion, les convictions, l'âge, le handicap, l'orientation ou l'identité sexuelle sont des discriminations et sont punies par la loi.

Les ressources humaines, premier maillon de la chaîne anti-discrimination

Face à une discrimination, le premier recours d'un salarié, c'est le service des ressources humaines. En effet, le comportement d'un supérieur hiérarchique n'est pas toujours en accord avec la politique de la maison. Par exemple, le racisme est souvent un défaut personnel et non une technique managériale approuvée par l'entreprise. Ainsi, quand le salarié est victime d'une discrimination initiée par son supérieur, il doit alerter les ressources humaines de ce comportement afin qu'une procédure disciplinaire soit enclenchée. Celle-ci aura pour objectif d'apaiser les relations sur le lieu de travail mais aussi de sanctionner le responsable.

Le Défenseur des droits, une aide indispensable dans la lutte contre les discriminations 

Parfois, ce n'est pas seulement le supérieur hiérarchique qui pose problème mais l'entreprise elle-même : discrimination à l'embauche, écarts de salaire, évolution professionnelle... Dans ce cas, il devient nécessaire de chercher de l'aide en-dehors de son cadre professionnel. De multiples interlocuteurs peuvent être approchés : forces de l'ordre, inspecteur du travail, avocat, conseil des Prud'hommes, associations... Il est cependant un organe qui accompagne spécifiquement les salariés victimes de discriminations. Il s'agit du Défenseur des droits, qui a succédé à la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) en 2011.