Loi Travail : les syndicats souhaitent de nouveau défiler à Paris mardi

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière, à la manifestation contre la loi Travail qui s\'est tenue jeudi 23 juin, à Paris. 
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT et Jean-Claude Mailly, de Force ouvrière, à la manifestation contre la loi Travail qui s'est tenue jeudi 23 juin, à Paris.  (CITIZENSIDE / QUENTIN VEUILLET / AFP)

L'appel à manifester a été lancé, vendredi, par la CGT, FO, Solidaires, FSU, l'Unef, l'UNL et la Fidl. S'il est autorisé, le cortège partirait de place de la Nation, mardi à 14 heures, et se terminerait à la place d'Italie.

Ils menacent de poursuivre la mobilisation en juillet si le gouvernement reste "sourd" à leurs revendications. Les syndicats opposés à la loi Travail ont demandé, vendredi 24 juin, à la préfecture de police de Paris de pouvoir manifester, mardi 28 juin, de la place de la Nation à la place d'Italie. 

"Pour l'instant, nous n'avons pas d'autorisation, ni écrite, ni verbale. Rendez-vous a été pris lundi matin avec la préfecture pour obtenir une réponse à cette demande", a déclaré Pascal Joly, secrétaire général de l'Union régionale Ile-de-France CGT.

S'il est autorisé, le cortège partirait, mardi à 14 heures, à l'appel de la CGT, FO, Solidaires, FSU, l'Unef, l'UNL et Fidl.

Une manifestation pendant le vote du texte au Sénat

La manifestation coïncidera avec le vote du projet de loi Travail au Sénat. Les syndicats veulent en profiter pour remettre à l'exécutif les résultats de la votation citoyenne qu'ils ont organisée sur le projet.

"Le président de la République persiste dans son refus d'entendre le mouvement syndical et les 70% de Français-es opposé-es au projet de loi Travail. Un tel mépris est inqualifiable", écrivent-ils dans un communiqué commun, au terme d'une réunion qui s'est tenue vendredi matin au siège de la CGT, à Montreuil (Seine-Saint-Denis).

L'organisation du précédent défilé, jeudi, avait donné lieu à un bras de fer avec le gouvernement. Il avait failli être interdit, l'exécutif mettant en avant des raisons de sécurité après les violences intervenues le 14 juin. Reçus mercredi par le ministre de l'Intérieur ,Bernard Cazeneuve, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, et Jean-Claude Mailly, numéro un de FO, ont indiqué qu'il leur avait donné un accord de principe pour une manifestation parisienne le 28 juin.

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