Loi Travail : "dans deux mois, Valls sera renversé", pronostique Jean-Luc Mélenchon

Le candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, le 9 avril 2016 lors d\'une manifestation contre la loi Travail.
Le candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, le 9 avril 2016 lors d'une manifestation contre la loi Travail. (LIONEL URMAN / SIPA)

Dans un entretien au "Journal du Dimanche", le candidat à la présidentielle juge que la politique du Premier ministre accélère les "violences sociales".

Jean-Luc Mélenchon se paye (encore) Manuel Valls. Dans un entretien au Journal du Dimanche, publié dimanche 15 mai, le candidat à la présidentielle juge que la politique du Premier ministre "conduit à l'accélération inouïe des violences sociales et des tensions dans le pays". Il propose aux frondeurs du Parti socialiste de "faire équipe" avec lui.

"À quoi bon les deux mois de violences jusqu'à la prochaine motion de censure en juillet ? Dans deux mois, Valls sera renversé", tacle l'eurodéputé. "Il faut une solution politique : ou bien renvoyer le Premier ministre et retirer la loi, ou bien voter la censure", détaille-t-il, tout en reprenant à son compte l'idée d'un référendum sur le texte, avancée par le leader de FO Jean-Claude Mailly.

Les violences des manifestations "servent nos adversaires"

Condamne-t-il les violences de certains manifestants ? "Ces gens servent nos adversaires. Ils rendent notre tâche plus difficile", répond Mélenchon. "À cause d'eux et de la façon disproportionnée dont est utilisée la police, les gens ont peur de venir manifester ! Cela donne un prétexte extraordinaire pour ne plus parler que des violences et non du fond de la loi", pointe-t-il.

Après le recours mardi à l'arme constitutionnelle du 49-3 pour faire adopter le projet de loi Travail sans vote en première lecture à l'Assemblée, la tentative de motion de censure de gauche contre le gouvernement "instaure de fait l'existence de cette opposition de gauche" qu'il appelle de ses voeux. "Les frondeurs doivent maintenant assumer les conséquences de ce choix et faire équipe avec moi", plaide-t-il.

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