Les neuf personnes interpellées après les dégradations du siège de la CFDT ont été relâchées

La façade du siège de la CFDT à Paris a été saccagé, le 23 juin 2016.
La façade du siège de la CFDT à Paris a été saccagé, le 23 juin 2016. (FRANCESCO FONTEMAGGI / AFP)

Aucune de ces personnes ne fait l'objet de poursuite, indique une source judiciaire. 

"Les investigations se poursuivent." Neuf personnes, placées en garde à vue jeudi 23 juin à Paris, suspectées d'avoir vandalisé le siège de la CFDT à Paris, ont été relâchées samedi 25 juin selon une source judiciaire. Les dégradations étaient survenues pendant un rassemblement non autorisé en marge de la manifestation contre la loi travail. 

"Elles ont été relâchées sans poursuite à ce stade", a précisé la source.

Les syndicats pris pour cible

Jeudi, quelques heures après la dispersion de la manifestation autorisée contre la loi El Khomri, une centaine de personnes s'étaient rendues dans le quartier de Belleville. Des manifestants avaient brisé les vitres du siège de la CFDT, syndicat qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi travail, et inscrit sur la façade : "C'est fini de trahir".

"Ca n'a malheureusement pas été une surprise. Depuis quelques semaines, dans les entreprises, nos militants sont inquiétés, insultés. Des locaux à Béthune, Limoges, Toulouse ont été, soit envahis, soit dégradés. On a entendu dans les médias certains fustiger la CFDT, lui accoler des mots de guerre comme trahison, collabos...", a expliqué le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, samedi à Amboise (Indre-et-Loire), lors d'un point-presse.

Dans la nuit de vendredi à samedi, le siège de la CGT a été vandalisé à son tour. Deux personnes encagoulées ont franchi les grilles munis de marteaux et cassé plusieurs vitrines avant d'être mis en fuite par les vigiles. Une enquête, confiée au commissariat de Montreuil (Seine-Saint-Denis), est en cours.