Les ex-salariés de Nexans opposés à la loi El Khomri

France 3

Principal objet de débat de la loi El Khomri : le plafonnement des indemnités de licenciement aux prud'hommes. Elles sont pourtant essentielles pour les syndicats afin d'aider les salariés à rebondir après la perte d'un emploi. Témoignage pour France 3 de salariés en Picardie.

Une gigantesque friche industrielle, voilà ce qu'il reste de l'ancienne usine de câbles Nexans. 250 personnes y travaillaient jusqu'en 2010.Thierrry Thiesset y a passé 26 ans. Il s'est battu devant les prud'hommes pour contester son licenciement. C'est une question d'injustice pour l'ex-salarié de Nexans. Comme lui, une centaine de salariés ont porté plainte contre les prud'hommes. Le groupe Nexans faisait des bénéfices.

"Le gouvernement ne fait rien pour nous"

Après quatre ans de procédures, le juge a reconnu le caractère abusif des licenciements. Thierry a obtenu 24 mois de salaires d'indemnités, soit 57 000 euros. À 53 ans, il s'est retrouvé aux minimas sociaux. 500 euros par mois d'ASS avec deux enfants à charge. Alors difficile pour Thierry et ses anciens collègues de comprendre le projet de loi El Khomri qui en prévoit 15 maximum. "Théoriquement un gouvernement de gauche devrait défendre les plus faibles, là il ne fait rien pour nous", s'indigne Claude Ply, autre ancien salarié de Nexans. Ces ouvriers à la retraite se sentent trahis par le gouvernement.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne