La manifestation de mardi contre la loi Travail sera la dernière de l'été

Jean-Claude Mailly (4e en partant de la droite), le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, aux côtés d\'autres dirigeants syndicaux, à Paris, le 28 juin 2016, lors d\'une manifestation contre la loi Travail.
Jean-Claude Mailly (4e en partant de la droite), le secrétaire général du syndicat Force ouvrière, aux côtés d'autres dirigeants syndicaux, à Paris, le 28 juin 2016, lors d'une manifestation contre la loi Travail. (THOMAS SAMSON / AFP)

Le patron de Force ouvrière, qui l'annonce, promet toutefois de ne "pas laisser tomber" la mobilisation.

La prochaine manifestation parisienne contre le projet de loi Travail, mardi 5 juillet, jour où la réforme revient devant l'Assemblée, sera la dernière de l'été. Le secrétaire général de Force ouvrière, Jean-Claude Mailly, l'a annoncé, lundi 4 juillet, lors d'une conférence de presse. 

"Il n'y aura pas de manifestation cet été, les gens partent en vacances", a expliqué le patron de FO. "Mais il y aura des choses cet été, des choses surprises, des péages gratuits et autres", a-t-il prévenu. Une intersyndicale est prévue dans la semaine pour "préparer la rentrée". "Même si cette loi est votée, elle sera comme du chewing-gum qui colle aux chaussures du gouvernement. Nous ne laisserons pas tomber dans les semaines, les mois à venir. C'est au gouvernement de prendre ses responsabilités", a-t-il ajouté.

Le patron de FO ne défilera pas

Mardi, le patron de FO ne défilera pas entre la place d'Italie et la Bastille. "Je ne me désolidarise pas de la manifestation, j'avais un débat prévu à Strasbourg. FO appelle bien à manifester demain", a-t-il assuré. Vendredi, pourtant, Jean-Claude Mailly avait déclaré dans un entretien à La Croix qu'il ne "souhaitait pas" une manifestation parisienne mardi, car "ça devient compliqué" en raison des violences.

Mercredi, les syndicats opposés au projet de loi Travail organiseront un meeting au gymnase Japy, dans le 11e arrondissement de Paris. Les sept leaders des organisations syndicales de salariés et de jeunesse (CGT, FO, FSU, Solidaires, Unef, UNL et Fidl) qui combattent le projet de loi depuis mars y prendront la parole.