Grèves : trains, métros, avions... Ce qui vous attend dans les transports cette semaine

Des passagers sur un quai de la gare Saint-Lazare à Paris, le 1er juin 2016.
Des passagers sur un quai de la gare Saint-Lazare à Paris, le 1er juin 2016. (RODRIGO AVELLANEDA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Alors que l'Euro de football démarre vendredi, la semaine s'annonce encore périlleuse sur le front social pour le gouvernement.

Nouvelle semaine, nouvelles perturbations dans les transports. Alors que l'Euro de football doit débuter vendredi, plusieurs syndicats de cheminots sont toujours en grève. Le contexte social, tendu par la mobilisation contre la loi Travail, pourrait également perturber le trafic aérien et les transports parisiens dans les prochains jours.

Francetv info récapitule ce qui vous attend du lundi 6 au vendredi 10 juin.

A la SNCF : la grève reconduite

Après six jours consécutifs de grève, direction de la SNCF et syndicats de cheminots se sont retrouvés lundi matin, pour une ultime séance de discussions sur l'organisation du temps de travail. 

La CGT-Cheminots et SUD-Rail, qui ont signé l'appel à la grève, souhaitent obtenir satisfaction concernant deux sujets. L'accord d'entreprise, d'abord, dont une dernière mouture doit être présentée lundi, mais aussi la première convention collective commune au secteur du rail, dans la perspective de l'ouverture élargie à la concurrence à partir de 2020.

Ces deux syndicats ont reconduit leur grève lundi soir, en attendant les résultats de l'ultime réunion de négociation. Conséquence : le trafic ferroviaire est encore perturbé. La SNCF a mis à jour toutes ses prévisions pour mardi. Ce mouvement de grève national est reconductible, il pourrait donc se prolonger pendant la semaine. La compagnie ferroviaire vous invite, si vous le pouvez, à annuler ou reporter vos déplacements.

>> Pour savoir si votre train circule, consultez les horaires et l'info trafic sur le site de la SNCF

Sur les routes : plusieurs raffineries encore à l'arrêt

Côté pétrole, si l'approvisionnement des stations-service en carburant s'est amélioré, plusieurs raffineries restent à l'arrêt. Total a annoncé, vendredi, vouloir lancer le redémarrage à Grandpuits (Seine-et-Marne) et Donges (Loire-Atlantique), où les salariés ont voté la fin de la grève. Ce processus devrait toutefois prendre quelques jours.

Finalement, seules quatre des huit raffineries restent perturbées par les grèves et dans le secteur des déchets ménagers, quatre sites de traitement, en Ile-de-France et en Ariège, sont encore bloqués lundi soir.

Dans les transports franciliens : mouvement social et crues perturbent le trafic des RER

Dans les transports parisiens, le syndicat SUD devrait rejoindre, vendredi, la grève illimitée à la RATP lancée par la CGT jeudi dernier. Un mouvement qui, pour l'instant, perturbe le tronçon sud du RER B, où un train sur trois circule entre la Gare du Nord et l'aéroport Charles-de-Gaulle. D'autres lignes sont concernées : le RER D et le RER E.

Le trafic sur des Transilien est lui aussi perturbé. Sont concernées les lignes H, J, K, L, N, P, R et U. Quant à la ligne 4 du tramway, qui relie Bondy à Aulnay-sous-Bois, elle est à l'arrêt, selon la régie des transports.

La circulation du RER C est aussi fortement perturbée entre les stations Paris Austerlitz et Javel, et entre Paris Austerlitz et Pontoise. Une situation liée à la crue de la Seine, et qui s'améliore un peu lundi soir. Mais le trafic restera perturbé pendant la semaine, prévient la SNCF.

>> Pour connaître la circulation des RER et des Transilien, consultez les horaires et l'info trafic sur le site dédié de la SNCF

>> Pour connaître le trafic des bus et des métros, consultez le site de la RATP

Dans les airs : les pilotes d'Air France en grève vendredi

Malgré le déminage par le gouvernement d'un conflit des contrôleurs aériens, le trafic aérien risque d'être perturbé lors du lancement de l'Euro en raison d'une grève.

Tous les syndicats de pilotes d'Air France appellent, en effet, à la grève du 11 au 14 juin inclus pour défendre l'emploi et protester contre une modification de règles de rémunération. Un mouvement jugé "incompréhensible" par le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies. Des négociations avec la direction débutent lundi.