DIRECT. 1er-Mai : la soirée Nuit debout interrompue à Paris après des heurts

Des incidents entre jeunes cagoulés et forces de l\'ordre ont éclaté en marge du défilé parisien, le 1er mai 2016.
Des incidents entre jeunes cagoulés et forces de l'ordre ont éclaté en marge du défilé parisien, le 1er mai 2016. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Des affrontements entre provocateurs et forces de l'ordre ont entraîné la fin du rassemblement de dimanche soir, sur la place de la République, à Paris.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté, dimanche 1er mai, pour célébrer la traditionnelle Fête du travail. Des défilés marqués, cette année, par la contestation contre la réforme du Code du travail portée par le gouvernement. Selon le ministère de l'Intérieur, les cortèges ont rassemblé 84 000 manifestants dans toute la France. C'est un peu plus que les 76 000 dénombrés l'an dernier. Dans la soirée, le rassemblement Nuit Debout a été interrompu par des provocateurs.

Un défilé tendu à Paris. Le cortège parisien s'est élancé à 15 heures de la place de la Bastille en direction de la place de la Nation. Il a rassemblé 16 000 à 17 000 personnes selon la police, 70 000 selon la CGT. Des heurts ont éclaté entre des jeunes cagoulés et les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogène et procédé à une dizaine d'interpellations.

La CGT et FO réconciliées. Sur le plan syndical, ce défilé marque les retrouvailles entre les secrétaires généraux Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO), qui cheminent côte à côte pour la première fois depuis 2009. Les leaders de FSU, Solidaires et des organisations étudiantes (Unef) et lycéennes (UNL et FIDL) seront aussi présents. 

Plusieurs milliers de personnes en province. Des manifestations se sont élancées partout en France. Elles se sont déroulées sans violences dans plusieurs villes. A Rennes, ils sont 2 000 selon la police, et 3 500 selon la CGT. A Nantes, la police compte 1 900 participants et les organisateurs en revendiquent 5 000. A Toulouse, 1 800 personnes ont défilé selon les autorités, quand la CGT en a compté 12 000. A Bordeaux, les manifestants étaient 2 000 selon la police et 3 500 selon les syndicats.

22h57 : La place de la République continue de se vider, sous la pression des forces de l'ordre, qui semblent parfois avoir quelques soucis d'adresse.

22h48 : Dix-huit personnes ont été interpellées en France, en marge des défilés de la fête du travail, qui "se sont pour la plupart déroulés dans de bonnes conditions", annonce le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.

22h31 : La soirée Nuit Debout semble toucher à sa fin, perturbée par des affrontements entre forces de l'ordre et provocateurs. Les bénévoles du mouvement ont tout remballé et certains redoutent désormais une évacuation de la place.

22h20 : #NUITDEBOUT @anonyme : La situation est tendue depuis une vingtaine de minutes sur la place de la République, comme le montre cette vidéo en direct. Les gaz lacrymogènes répondent aux pétards, et le service d'ordre commence à être dépassé.

21h54 : Vous pouvez suivre la situation sur la place de la République grâce à ce Periscope, où l'on voit des participants former un cordon, "un mur humain", pour séparer les perturbateurs et les forces de l'ordre.

21h49 : Pendant qu'une assemblée générale et un concert se tiennent sur la place de la République, à Paris, certains perturbateurs provoquent les forces de l'ordre en bordure du rassemblement.

21h36 : Tout comme Olivier Besancenot plus tôt, le candidat du NPA à la présidentielle, Philippe Poutou, pointe la responsabilité du gouvernement dans les échauffourées qui ont marqué le cortège parisien.

21h17 : L'ambiance semble électrique sur la place de la République, à Paris, où des participants à Nuit Debout tentent d'empêcher tout débordement. Des rassemblements plus calmes ont lieu dans le reste de la France, notamment dans le Calvados et le Pas-de-Calais.

21h04 : Pendant que certains défiaient les forces de l'ordre, d'autres, beaucoup plus nombreux, manifestaient pacifiquement dans toute la France. L'opposition au projet de loi Travail était au cœur des revendications.




(FRANCE 2)

20h51 : "Deux personnes ont été blessées légèrement : un manifestant a été touché à la jambe et un CRS a reçu un projectile au niveau de la mâchoire."

La préfecture de police de Paris revoit à la hausse le nombre d'interpellations, faisant état de dix personnes arrêtées lors de la manifestation parisienne.

20h39 : Après une journée de manifestation entre la place de la Bastille et la place de la Nation, c'est au tour de la place de la République de s'agiter.

20h33 : Il ne reste désormais plus que les forces de l'ordre et quelques rayons de soleil sur la place de la Nation.

20h15 : Des détails sur les sept interpellations à Paris : six personnes ont été arrêtées pour des jets de projectiles place de la Nation et une autre, à Bastille, pour port d'arme prohibé, selon la préfecture de police.

20h07 : Selon un premier bilan relayé par France 2, les forces de l'ordre ont procédé à sept interpellations depuis le début de la manifestation à Paris. Ce chiffre pourrait être revu à la hausse dans la soirée.

19h42 : Du gaz lacrymogène en Turquie aussi. La police a arrêté plus de 200 personnes pour disperser des protestataires participant à des manifestations non autorisées à Istanbul. Un homme est mort après avoir été écrasé par un véhicule antiémeute en traversant une rue.

20h21 : "Je suis vraiment pas passé loin de me prendre un coup de matraque", nous raconte notre journaliste Thomas Baïetto, qui filme les échauffourées sur la place de la Nation.

19h35 : Pendant ce temps, sur la place de la Nation, le calme tarde à revenir, alors que la manifestation est terminée depuis une heure.

19h29 : Sur BFMTV, Olivier Besancenot accuse le gouvernement d'être l'un des responsables des débordements dans les défilés, notamment en plaçant des CRS au contact des manifestants. Il évoque une "stratégie politique" pour faire diversion sur la loi Travail.

19h06 : Vous pouvez toujours suivre notre journaliste Thomas Baïetto sur Periscope, en direct de la place de la Nation. Des personnes continuent d'occuper les lieux, malgré la fin du rassemblement autorisé.




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