Loi Travail : les députés rejettent la motion de censure contre le gouvernement

Manuel Valls et Myriam El Khomri, le 12 mai 2016, à l\'Assemblée nationale, à Paris.
Manuel Valls et Myriam El Khomri, le 12 mai 2016, à l'Assemblée nationale, à Paris. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Ce texte avait été déposé par Les Républicains et l'UDI, mardi, après le recours de l'exécutif au 49.3.

Pas de surprise à l'Assemblée nationale. Les députés ont rejetté, jeudi 12 mai, la motion de censure déposée par la droite contre le gouvernement après le recours au 49.3 sur la loi Travail. Seuls 246 élus ont voté en faveur de la motion, un chiffre insuffisant pour atteindre la majorité absolue. En 2015, la motion de censure contre la loi Macron avait échoué en ne cumulant que 234 votes.

Une motion qui n'avait quasi aucune chance d'être votée. Même avec l'apport du Front de gauche (dix députés), le cumul des voix avec Les Républicains, l'UDI et le FN était loin de la majorité absolue de l'Assemblée, actuellement à 288. Seuls les suffrages favorables sont pris en compte pour une motion de censure.

Le projet de loi est adopté. Avec le rejet de la motion, le projet de loi est, de fait, considéré comme adopté en première lecture. Il poursuivra son parcours législatif au Sénat. Si la motion de censure avait été votée, elle aurait entraîné la chute du gouvernement.

Nouvelles manifestations et lycées bloqués. La mobilisation à l'appel des syndicats opposés à la loi a démarré dans la matinée avec une poignée de lycées fermés et des blocages signalés à Paris, Rennes et Nantes. La CGT, FO, FSU, Solidaires, l'Unef, l'UNL et Fidl ont appelé à manifester partout en France. A Paris, le cortège est parti à 14 heures de la place Denfert-Rochereau.

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