VIDEO. Quelle est la place des femmes dans les entreprises françaises ?

BRUT

Plusieurs solutions existent pour renforcer l'égalité entre les femmes et les hommes dans l'économie française, selon Dunya Bouhacene, présidente de Women Equity.

Zéro. C'est le nombre de femmes dirigeantes au sein du CAC 40 en 2020. Concernant le SBF 120, qui regroupe les 120 plus grandes entreprises françaises cotées en bourse, les femmes dirigeantes sont une dizaine. "Il y a quand même tout un poids de stéréotypes, de biais, alors qui sont véhiculés par les familles, qui sont véhiculés par l'école, qui sont véhiculés par les entreprises, par le politique, par les médias donc évidemment, c'est compliqué de se défaire de tout ça", explique Dunya Bouhacene, fondatrice de Women Equity.

Des contraintes légales ?

En 2011, la loi Copé-Zimmerman a été adoptée pour contraindre les grandes entreprises et entreprises de taille intermédiaire à compter au moins 40 % de femmes dans leur conseil d'administration. Malgré l'objectif atteint dans les conseils d'administration, la loi n'a pas enclenché une dynamique paritaire qui s'étendrait aux comités exécutifs (Comex) où se prennent les grandes décisions. Aussi, les PME et ETI ne sont pas impactées par la loi Copé-Zimmerman, étant à plus de 80 % organisées en SAS. "Ça paraît très étonnant que la situation des PME et des ETI n'ait pas été abordée puisque ça concentre le gros de l'emploi en France", rappelle Dunya Bouhacene, fondatrice de Women Equity.

Quelles solutions ?

Pour Dunya Bouhacene, plusieurs solutions existent pour favoriser la féminisation des entreprises. "Tout le monde a un rôle à jouer, le politique on l'a dit, les médias, les entreprises, les familles, l'éducation nationale", estime-t-elle. Néanmoins, elle le rappelle, une démarche "volontariste" n'est pas "suffisante". Selon la présidente de Women Equity, il serait judicieux de rendre public les comex des entreprises. "C'est-à-dire qu'on sache qui est dirigeant", souligne-t-elle. Aussi, elle insiste sur l'importance des rôles modèles. "Plus vous parlez, effectivement, de dirigeantes auxquelles des tiers peuvent s'identifier, plus vous témoignez qu'elles ont des profils remarquables de leadership, des histoires entrepreneuriales incroyables", développe Dunya Bouhacene.

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