VIDEO. Benjamin Griveaux : "La crise de 'L'Aquarius' a marqué l'échec de la solidarité européenne"

FRANCE 3

Dimanche 17 juin, Benjamin Griveaux était l’invité de "Dimanche en politique", le magazine politique de France 3. 

Interrogé par Francis Letellier, avec à ses côtés Nathalie Mauret, éditorialiste politique au groupe Ebra, ce dimanche 17 juin, le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux est revenu sur les questions migratoires, et notamment celles liées au bateau Aquarius, ainsi que sur les déclarations polémiques du président Emmanuel Macron sur les aides sociales.

"L'épisode de 'L'Aquarius' se rejouera si nous n'agissons pas au niveau européen"

"Cette crise a marqué l'échec de la solidarité européenne. Ce n'est pas à l'Espagne seule d'assumer la responsabilité du drame qui se joue en Méditerranée. Mais l'épisode de L'Aquarius se rejouera si nous n'agissons pas au départ, au niveau européen, avec nos partenaires, et le Conseil européen de la fin du mois de juin sera l'occasion de mettre sur la table ces sujets-là", a indiqué Benjamin Griveaux.

Il a répondu aux critiques qui comparent l'accueil de l'Espagne, de l'Italie et de la France : "Ce procès permanent de concours entre les uns et les autres, je n'y participerai pas." Ensuite il a répondu à Sonia Krimi, député LREM, qui avait exprimé son désaccord avec le gouvernement au sujet de L'Aquarius : il ne faut pas "céder à l'émotion", "j'entends beaucoup d'émotion et pas beaucoup de propositions".

Social : "Pas de déséquilibre politique à droite"

Sur le volet de la politique intérieure, interrogé par Nathalie Mauret, éditorialiste politique au groupe Ebra, le porte-parole du gouvernement a assuré "ne pas voir de déséquilibre politique à droite dans l'action du gouvernement". 

Benjamin Griveaux a répondu à la polémique suscitée par une vidéo postée par Emmanuel Macron dans laquelle il parle du "pognon de dingue" investi dans les aides sociales. Pour lui, on n'aborde pas "la question des aides sociales par la question budgétaire" mais il faut "une approche globale et nouvelle" car "le système marche sur la tête". "La meilleure des politiques sociales, c'est l'éducation, la formation, le travail", a-t-il conclu.

Benjamin Griveaux a aussi réagi à la reconduction de la grève à la SNCF : "Plutôt que d'être inquiets, ils devraient être autour de la table des négociations. Ce n'est pas dans la rue qu'on fait la loi mais à l'Assemblée nationale et au Sénat."

Enfin, il a défendu la rencontre d'Emmanuel Macron avec Philippe de Villiers : "J'en ai assez de ce pays où la gauche ne peut pas parler à la droite."

Pas d'encadrement des parachutes dorés : "Je crois à la liberté et à la responsabilité des uns et des autres"

Il a également réglé ses comptes avec Georges Plassat, ancien PDG du groupe Carrefour qui s’est accordé un parachute doré : "C'est un mauvais comportement, quand on a échoué à la tête d'une entreprise, et c'est le cas, on ne part pas avec 13 millions d'euros", a-t-il déclaré, parlant aussi d'un "comportement de voyou".

Toutefois il ne souhaite pas d'une loi pour encadrer les hautes rémunérations : "C'est aux actionnaires de le déterminer, moi, je crois à la liberté et à la responsabilité des uns et des autres, il faut qu'on finisse en France avec cette idée que les lois ont réponse à tout, si c'était le cas on le saurait."

"On peut mieux faire à Paris"

Faut-il tourner la page Anne Hidalgo ? Benjamin Griveaux, régulièrement cité comme futur candidat potentiel à la mairie de Paris, "pense qu'on peut mieux faire à Paris". Et quant à travailler avec Gaspard Gantzer pour obtenir ce mandat, il a affirmé : "Je ne sais pas ce qu'il propose. Nous, on travaille sur le projet."

Toujours au sujet de Paris, Benjamin Griveaux a déploré que l’"on arrive à casser quelque chose qui fonctionne", prenant pour exemple le Vélib. Il a aussi commenté la fin d'Autolib : "quand vous lancez une opération de cette nature il faut regarder l'équilibre économique général", il y a "quelques centaines de millions d'euros de déficit [...] il n'est pas question que quand quelque chose ne fonctionne pas, le public fasse un chèque au privé".

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