"C'est totalement injuste" : le syndicat enseignant FSU s'oppose au retour du jour de carence dans la fonction publique

Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat FSU, lors d\'une manifestation à Paris en mai 2017.
Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat FSU, lors d'une manifestation à Paris en mai 2017. (AURELIEN MORISSARD / MAXPPP)

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, à la recherche d'économies, a annoncé jeudi le rétablissement du jour de carence dans la fonction publique. La FSU s'y oppose.

Le jour de carence sera rétabli dès 2018 dans la fonction publique. Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, l'a annoncé jeudi 6 juillet, en clôture des "Etats généraux des comptes de la nation" réunis à Bercy. Cette mesure, destinée notamment à "rétablir de l'équité entre le public et le privé", figurera dans le projet de loi de finances pour 2018.

"C'est totalement injuste, nous y sommes totalement opposés, déclare Bernadette Groison, secrétaire générale du syndicat enseignant FSU, ce n'est pas une mesure d'égalité avec le secteur privé, nous le savons. Il n'y a pas de convention collective qui prendra en charge la journée de carence dans le public. C'est une injustice pour les fonctionnaires, et cela ne réglera pas le problème". Les fonctionnaires devraient se mobiliser contre cette mesure, dès la rentrée scolaire.

170 millions d'euros par an pour l'État

Le jour de carence consiste à supprimer la paie le premier jour d'absence pour maladie. Il avait été mis en place en janvier 2012 pour les fonctionnaires, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, puis supprimé en 2014 par François Hollande. L'État compte récupérer 170 millions d'euros par an en rétablissant cette mesure. Gérald Darmanin, invité jeudi de franceinfo, avait précisé avoir proposé au Premier ministre toute une série d'économies touchant tous les ministères. 

Le ministre des Comptes publics a indiqué qu'un accompagnement serait accordé "aux fonctionnaires les plus touchés, parce qu'ils sont les moins bien payés dans l'accès aux soins par exemple", sans donner plus de détails.

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