EADS: résultats en hausse mais prudence requise

EADS prévoit une baisse de ses résultats pour la fin de l\'année
EADS prévoit une baisse de ses résultats pour la fin de l'année (© France)

Le groupe a annoncé mardi des chiffres en hausse mais s'attend à des coûts supplémentaires au second semestre

Le groupe a annoncé mardi des chiffres en hausse mais s'attend à des coûts supplémentaires au second semestreLe groupe a annoncé mardi des chiffres en hausse mais s'attend à des coûts supplémentaires au second semestre

La maison mère d'Airbus a publié un bénéfice en hausse de 76% à 208 millions d'euros au deuxième trimestre avec un chiffre d'affaires qui augmente grâce au niveau de livraison des avions.

Mais il a dû passer une nouvelle charge négative de 191 millions sur les six premiers mois de l'année, liée aux retards de l'avion de transport militaire A400M.

Dans le détail, cette charge est de 120 millions au premier trimestre et de 71 au deuxième pour cet avion dont le premier vol est attendu à la fin de l'année. EADS a déjà dû prendre pour près de 2,3 milliards d'euros de provisions.

"Des charges substantielles pourraient être comptabilisées au compte de résultat au cours des prochaines périodes selon l'état d'avancement du programme et l'issue des négociations", prévient EADS dans un communiqué.

Les sept ministres de la Défense des pays partenaires de l'A400M (Allemagne, Espagne, France, Royaume-Uni, Turquie, Belgique et Luxembourg) ont signé vendredi dernier un accord permettant la poursuite du programme, malgré les trois années de retard minimum qu'il a accumulées. Ces pays doivent désormais négocier jusqu'à la fin de l'année avec EADS.

Le résultat d'exploitation du groupe "devrait être positif au deuxième semestre 2009, tout en s'inscrivant à un niveau inférieur à celui du premier semestre". Il subira l'effet négatif de l'augmentation des charges de recherche et développement et une "détérioration significative des taux de couverture de change", prévient EADS.

L'avionneur reste prudent sur l'évolution de la crise qui affecte le transport aérien. Son objectif reste cependant toujours d'enregistrer 300 commandes brutes d'avions cette année, même si cela constitue toujours un "défi".