VIDEO. Suppression de la hausse des taxes sur les carburants : "Nous tiendrons nos comptes publics" en 2019, affirme Gérald Darmanin

France Inter

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin a affirmé sur France Inter que la France sera sous les 3% de déficit en 2019, malgré un manque à gagner de 4 milliards d'euros à la suite de la suppression de la hausse des taxes sur les carburants. 

Le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a assuré jeudi 6 décembre sur France Inter que l'objectif d'être sous les 3% de déficit pour les comptes de l'État en 2019 serait tenu, malgré la suppression de hausse des taxes sur les carburants en janvier prochain. "Nous tiendrons nos comptes publics, nous avons été élus pour cela", a déclaré Gérald Darmanin, qui a estimé le manque à gagner à 4 milliards d'euros.

"Dégrader les comptes publics, c'est augmenter les impôts demain"

"Ce n'est pas la politique 'on ouvre les vannes'", a prévenu le ministre de l'Action et des Comptes publics, qui a averti sur le risque, pour la France, de ne pas respecter la limite de 3% du déficit public. "Mon devoir, c'est de ne pas dégrader les comptes publics, parce que dégrader les comptes publics, c'est augmenter les impôts des Français demain", a ajouté Gérald Darmanin.

"Qu'est-ce qui se passe si nous montrons que nous ne tenons pas l'objectif de 3% du déficit ? Nous payons beaucoup d'intérêts et nous les payons à des banques étrangères. Est-ce que les Français veulent payer des impôts non pas pour des services publics, non pas pour des retraites, mais pour des banques étrangères ? La réponse est non", a conclu le ministre de l'Action et des Comptes publics.

Appel au calme lancé aux "gilets jaunes"

L'Élysée a-t-il voulu dramatiser en évoquant craindre samedi un mouvement "d'une grande violence" avec plusieurs milliers de personnes qui viendraient à Paris "pour casser et pour tuer". Pour Gérald Darmanin, invité de France Inter, le gouvernement "a raison de prévenir les Français" qu'il faut être raisonnable, car "il peut y avoir des événements dramatiques".

"Le moment est dramatique, il y a eu des centaines de blessés, il y a eu quatre morts, des personnes en urgence absolue. Hier, le conseil des ministres a été interrompu parce qu'il y avait deux lycéens en urgence absolue", a expliqué le ministre de l'Action et des Comptes publics, avant de lancer un appel au calme et à être raisonnable.

Le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a estimé que la révolte des "gilets jaunes" était "la crise des 30. À 30 kilomètres des métropoles, à 30 kilomètres de Paris, depuis 30 années, on se sent aujourd'hui délaissé".

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