Trois députés proches d'Aubry annoncent qu'ils ne voteront pas le programme de stabilité

Le député PS Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, le 30 avril 2013 à l\'Assemblée nationale.
Le député PS Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry, le 30 avril 2013 à l'Assemblée nationale. (FRANCOIS GUILLOT / AFP)

Les 50 milliards d'euros d'économies prévues "créent un risque majeur de récession", estiment Laurence Dumont, Jean-Marc Germain et l'ancien ministre Christian Paul dans une tribune.

Trois députés socialistes annoncent, vendredi 25 avril dans Libération, qu'ils ne voteront pas le programme de stabilité présenté par Manuel Valls lors du vote prévu mardi 29 avril à l'Assemblée nationale.

"Pour la première fois depuis juin 2012, nous n'apporterons pas notre suffrage au gouvernement issu de la majorité à laquelle nous appartenons", écrivent Laurence Dumont, Jean-Marc Germain et l'ancien ministre Christian Paul dans une tribune.

"Où est la justice quand, pour financer la baisse des prélèvements des entreprises, on envisage la baisse du pouvoir d'achat des pensions de retraite, des allocations familiales, des aides au logement et du traitement des fonctionnaires, y compris les plus modestes ?" poursuivent les signataires, proches de Martine Aubry.

Le patron des députés PS menace

Selon eux, les 50 milliards d'euros d'économies prévues "créent un risque majeur de récession et peuvent être considérablement atténués si les aides aux entreprises sont mieux ciblées : pourquoi s'enferrer ?"

Face à la grogne de nombreux députés, le PS a prévu d'adopter lundi soir "une position solennelle" sur le programme de stabilité du gouvernement. Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, s'est déclaré persuadé que cette position serait "très, très largement entendue" par les députés socialistes qui auront à se prononcer le lendemain.

Bruno Le Roux, le président du groupe PS à l'Assemblée, a souhaité jeudi qu'il y ait "le moins possible" de députés PS à ne pas voter le programme de stabilité, avertissant ceux qui feraient défaut qu'il n'y a "pas de vote qui soit sans conséquences".

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