Croissance : la France mal partie pour l'an prochain selon l'Insee

(François Hollande en visite dans une usine d'hélicoptères. L'Insee prévoit une croissance économique en deça des prévisions du gouvernement pour 2015. © REUTERS/Alain Jocard)

L'Insee confirme la très faible croissance économique attendue sur l'ensemble de l'année 2014 : seulement 0,4 %, selon les dernières estimations de l'Institut. La France est à la traîne par rapport aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et à l'Allemagne. Pour l'an prochain, le gouvernement est plus optimiste et prévoit une reprise de l'activité avec une croissance de 1%.

Il y a déjà eu l'avis du Haut Conseil des finances publiques, une instance chargée d'évaluer la crédibilité du budget de l'Etat. Ce Haut Conseil, composé notamment de magistrats de la Cour des comptes a déjà dit que les prévisions de croissances du gouvernement pour l'an prochain lui semblaient trop optimistes.

2015 va mal commencer

A l'Insee, on est plus prudent. Les choses ne sont pas aussi clairement dites. Mais l'institut publie tout de même un indicateur important qui montre qu'il sera très difficile d'atteindre l'objectif fixé par le gouvernement pour l'an prochain. L'année 2015 va mal commencer, avec un sérieux handicap : la France va débuter l'année avec ce qu'on appelle un acquis de croissance très faible. Un terme du jargon technique, qui veut dire que la croissance dont on est absolument sûr pour l'an prochain, avec des investissements déjà programmés, est minime : seulement 0,1%.

"Il faudrait une accélération de l'activité de 0,3 à 0,4% par trimestre" (Insee)

Il faudrait donc un sérieux rebond, selon Laurent Clavel, de l'Insee : "Il faudrait une accélération de l'activité de 0,3 à 0,4% par trimestre, alors qu'à ce stade, les réponses des chefs d'entreprises à nos enquêtes de conjoncture sont de l'ordre de 0,1% par trimestre ". Conclusion : si l'activité économique se maintient au rythme actuel et continue de stagner, il n'y a aucune chance d'atteindre l'objectif de 1% de croissance fixé par le gouvernement.

Autre mauvaise nouvelle rapportée par l'Insee, et plus immédiate encore : le taux de chômage va augmenter à 9,9%. Et cette prévision-là est fixée à la fin 2014.

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