Ruralité : ces maires qui jettent l'éponge

France 3

Le taux de démission des maires serait en hausse de 55% depuis 2014. Epuisés par la tâche et se sentant déconsidérés, ils témoignent.

Baisse de dotations de l'État, journées à rallonge et le sentiment de ne plus être considérés, de plus en plus de maires de petites communes démissionnent. Dans la Sarthe, Gilbert Parmentier a donné sa démission à regret. "C'est difficile à vivre, mais on fait des choix, c'est une décision politique", explique-t-il. Gilbert Parmentier est maire depuis 10 ans, conseiller municipal depuis 30 ans, et il a vu ses moyens d'action se réduire d'année en année et ses projets se noyer au coeur d'une immense intercommunalité. "Avec 29 000 habitants, c'est difficile de s'exprimer et d'être pris en considération", témoigne-t-il. Pour lui, le président manque de considération envers la ruralité.

"J'ai peur qu'on ait du mal à trouver des élus"

Partout en France, les démissions de maires se multiplient. Philippe Rion à Castillon (Alpes-Maritimes) a quitté ses fonctions en février 2018 et cinq mois plus tard, il ne décolère pas. "Il faut absolument que les Français se rendent compte qu'on est en train de leur piller leur bien. Car la commune appartient à chaque Français". Avec la baisse des dotations, il avait dû annuler les commémorations nationales. "Aux prochaines élections, j'ai peur qu'on ait du mal à trouver des élus", estime-t-il. L'association des maires de France vient de réclamer la création d'un fonds spécial pour les communes les plus en difficultés.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne