Varoufakis : "Dans une crise permanente, la Grèce ne va pas mieux"

France 3

En direct depuis sa maison, Yanis Varoufakis, ministre grec des Finances en 2015, est interrogé dans le Soir 3 mercredi 20 mars sur la situation économique et politique en Grèce.

Pour Yanis Varoufakis, "la Grèce ne va pas mieux aujourd'hui. Quand vous avez des petites entreprises qui donnent 80% de leurs profits à l'État, quand vous avez une TVA à 24%, quand vous avez une faillite de l'État, des banques, des entreprises et des familles, tout le monde est piégé et personne ne peut payer et tout le monde promet qu'il va payer en empruntant, c'est ça la définition d'une crise permanente".

"La façon dont a été conçue la zone euro a créé une crise permanente pour les pays membres. Face à cet état de fait, détruire la zone euro serait préjudiciable à toute l'UE, mais ça ne veut pas dire que la garder telle qu'elle est soit la bonne solution et que cela soit dans l'intérêt des Européens. Les seules forces politiques qui profitent du statu quo en vigueur dans la zone euro sont les fascistes, les eurosceptiques et les xénophobes", explique l'éphémère ministre grec des Finances en 2015.

Macron a écrit une "triste lettre"

La lettre d'Emmanuel Macron aux Européens est "une lettre très triste. Il a perdu toute son ambition. Sa bonne proposition sur un budget commun, la création d'une véritable union bancaire, un système d'assurance chômage commun, créer une fédération avec un réel Parlement est un plan enterré. le système politique allemand a donné à Macron le baiser de la mort et sa lettre aux citoyens européens en est le certificat de décès", estime Yanis Varoufakis dans le Soir 3 mercredi 20 mars.

Celui-ci est candidat aux élections européennes sur une liste de gauche en Allemagne. "La moitié de la population allemande souffre de l'austérité d'abord imposée à la Grèce puis à tous les pays. C'est un combat entre une politique progressiste et rationnelle et les différents visages de l'autoritarisme", justifie-t-il.

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