Référendum grec : le gouvernement soutient Papandréou

Le Premier ministre grec Georges Papandréou, lors d\'une allocution à la télévision grecque, le 27 octobre 2011.
Le Premier ministre grec Georges Papandréou, lors d'une allocution à la télévision grecque, le 27 octobre 2011. (VASILEIOS FILIS / AFP)

Le Premier ministre grec Georges Papandréou souhaite faire adopter le plan de sauvetage des banques grecques par le peuple. Il est attendu de pied ferme par ses partenaires européens au G20 de Cannes.

Contre toute attente, le Premier ministre grec George Papandréou a obtenu mercredi 2 novembre l'aval de son gouvernement pour faire voter par référendum le plan de sauvetage financier de la Grèce. Certains parlementaires de son parti, le Pasok (social-démocrate), ont demandé en vain sa démission. Ils estiment qu'avec cette initiative, Georges Papandréou met en péril l'appartenance du pays à l'Union européenne. Malgré tout, le gouvernement a décidé de lui accorder son soutien avant un vote de confiance au Parlement, vendredi.

"Le référendum sera un mandat clair et un message clair en Grèce et à l'extérieur concernant notre avenir européen et notre participation à l'euro, a réaffirmé Georges Papandréou, anticipant un résultat positif de la consultations. Personne ne pourra douter que l'avenir de la Grèce se trouve dans l'euro".

Délicat exercice d'explication

S'il peut compter sur un soutien gouvernemental, le Premier ministre grec se prépare à un exercice délicat d'explication face à la France et à l'Allemagne. Georges Papandreou doit se rendre au G20 à Cannes, mercredi. Il doit assister dans la soirée à un dîner de travail avec, entre autres, le Président français Nicolas Sarkozy, la chancelière allemande Angela Merkel et la patronne du Fonds monétaire international Christine Lagarde.

Or, les réactions à cette décision de consulter le peuple grec, prise lundi soir, ont été très négatives, à commencer par celles de la France. "Cette annonce a surpris toute l'Europe. Le plan adopté à l'unanimité des 17 membres de la zone euro [jeudi 27 octobre] est la seule voie possible pour résoudre le problème de la dette grecque", a averti Nicolas Sarkozy. 

Malgré cette intervention et celles d'autres dirigeants de la zone euro, le porte-parole du gouvernement grec a indiqué que le référendum "aura lieu dès que possible, après que les dispositions fondamentales de l'accord sur le plan de sauvetage seront formulées".

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