Les altermondialistes font leur contre-sommet à Nice

Un militant altermondialiste prépare une manifestation pour le contre-sommet du G20, lundi 31 octobre 2011, à Nice (Côte d\'Azur).
Un militant altermondialiste prépare une manifestation pour le contre-sommet du G20, lundi 31 octobre 2011, à Nice (Côte d'Azur). (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Deux jours avant le G20 de Cannes, des milliers de militants doivent converger mardi dans les Alpes-Maritimes pour dénoncer les pratiques des marchés financiers.

"Les peuples d'abord, pas la finance." Avant même d'avoir commencé, le "contre-G20" organisé par des syndicats et associations altermondialistes, a déjà son slogan. Deux jours avant la tenue, à Cannes, d'un G20 réunissant 25 chefs d'Etat et de gouvernement, des milliers de militants doivent converger mardi 1er novembre à Nice pour dénoncer les pratiques des marchés financiers.

Benoît Zagdoun

Le collectif organisateur, qui regroupe plusieurs dizaines de syndicats et d'associations comme Attac, Greenpeace ou encore la Ligue des droits de l'homme, espère attirer 10 000 personnes venues de toute l'Europe. 

Outre une série de conférences et de débats, une manifestation est prévue à partir de 15 heures. Celle-ci promet d'être encadrée par un solide dispositif de sécurité : la ville a obtenu un renfort de 2 500 policiers, tandis que 12 000 membres des forces de l'ordre sont en train d'être déployés dans tout le département des Alpes-Maritimes, à l'approche du G20 de jeudi et vendredi.

La crainte de casseurs et de "black blocs" 

Les autorités craignent la présence de "black blocs", ces groupes virulents de militants anarchistes ou autonomes. Elles ont d'ores et déjà prévenu que leurs membres seraient immédiatement remis à la justice.

Après les violents incidents qui ont émaillé une manifestation à Rome le 15 octobre lors d'une journée mondiale des "indignés" et qui ont fait une centaine de blessés, la police entend également barrer la route à d'éventuels casseurs de l'extrême gauche italienne. La France a d'ailleurs obtenu de Bruxelles l'autorisation de rétablir les contrôles systématiques sur les 164 kilomètres de frontière franco-italienne du département.

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