Le gouvernement se prépare à revoir sa prévision de croissance à la baisse

François Baroin (à gauche) et François Fillon, lors d\'une réunion sur la crise de la zone euro, mardi 24 octobre 2011.
François Baroin (à gauche) et François Fillon, lors d'une réunion sur la crise de la zone euro, mardi 24 octobre 2011. (ERIC FEFERBEG/AFP PHOTO)

A l'heure actuelle, le projet prévoit une croissance annuelle de 1,75 % alors que la majorité des économistes visent un chiffre de 0,9%.

En attendant l'annonce officielle de la révision à la baisse de la croissance française pour 2012, le gouvernement prépare le terrain. Alors que l'Assemblée se prononce mardi 25 octobre sur le volet "recettes" du projet de loi de finances 2012, la ministre du Budget Valérie Pécresse a évoqué cette question sur RTL.

"Après le sommet européen, s'il faut réviser la croissance, au vu de la situation de l'Europe, des banques, de la zone euro, nous le ferons", a-t-elle déclaré. La veille, elle avait déjà annoncé que le sujet n'était pas pas "tabou".

À l'heure actuelle, le projet prévoit une croissance annuelle de 1,75 % alors que la majorité des économistes visent un chiffre de 0,9%. Parallèlement, l'Etat compte toujours ramener le déficit public à 4,5 % en 2012, contre 5,7 % en 2011. Un objectif "intangible", a rappelé la ministre du Budget.

Vers de nouvelles mesures de rigueur

Pour tenir cette promesse en tenant compte d'une croissance plus faible que prévue, des mesures rigoristes supplémentaires pourraient être prises par le gouvernement. C'est en tout cas ce qu'a annoncé lundi soir François Fillon aux députés, lors d'une réunion d'information du premier ministre sur la zone euro à Matignon.

Une orientation confirmée par la ministre du budget : "Nous aurons le courage de demander des efforts supplémentaires aux Français s'ils sont nécessaires", a-t-elle dit.

Dans tous les cas, rien ne sera annoncé avant le sommet européen du 26 octobre. "Ce que dit le Premier ministre est que s'il y a un accord mercredi, on pourra peut-être revoir à la hausse les prévisions de croissance", a ajouté le chef de file des sénateurs PS, François Rebsamen. "Quand on l'a questionné sur les mesures pour la croissance, il nous a dit: réponse mercredi, réponse mercredi", a-t-il expliqué. Un discours repris mardi par la ministre du Budget sur Twitter.

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