"La parole de Sarkozy s'est épuisée"

François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle de 2012n lors d\'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique) le 30 novembre 2011.
François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle de 2012n lors d'une conférence de presse à Bruxelles (Belgique) le 30 novembre 2011. (THIERRY ROGE / REUTERS)

François Hollande, le candidat socialiste à la présidentielle, estime que le chef de l'Etat a fait un "aveu d'échec" pendant son discours jeudi sur la crise européenne.

"Un aveu d'échec et un constat d'impuissance". Ce sont les conclusions du candidat PS à la présidentielle, François Hollande, au sujet du discours de Nicolas Sarkozy sur la crise prononcé jeudi 1er décembre à Toulon. Dans une interview au Journal du dimanche, publiée dimanche 4 décembre, estime que "la parole" du chef de l'Etat Sarkozy s'est "épuisée"

Le député de Corrèze, qui ne s'était pas encore exprimé sur le discours sur la crise européenne de Nicolas Sarkozy, y a vu "le propos d'un président en fin de mandat et d'un candidat en début de campagne, la confusion des genres" étant "la marque de Nicolas Sarkozy". "Le chef de l'État en arrive à constater que les Français ont peur et ne sont plus maîtres de leur destin. Il révèle donc qu'il n'a pas été capable de donner un sens à son action et de susciter la confiance de son pays", dit-il.

"A Toulon, il y a trois ans, il avait prétendu qu'il allait moraliser le capitalisme, soumettre les marchés et refuser l'austérité", ajoute le candidat PS. Trois ans plus tard, "il admet que la crise est toujours là et s'est même aggravée avec le rôle accru des agences de notation, la circulation frénétique des capitaux, la volatilité des marchés, la fragilité des États. Il en est réduit à une fuite en avant en proposant un nouveau traité européen. Sa parole s'est épuisée", ajoute-t-il.

"Nous ne pouvons pas attendre"

Alors que le chef de l'Etat a attaqué la gauche sur les 35 heures et le retour à la retraite à 60 ans, voulu par les socialistes à certaines conditions, François Hollande réplique: "Nicolas Sarkozy est au pouvoir depuis dix ans, cinq ans comme ministre et cinq ans comme président, je le lui rappelle car il semble l'avoir oublié".

"Nous ne pouvons pas attendre", ajoute François Hollande au sujet de la crise qui secoue la zone euro. Le candidat plaide pour "un pacte de responsabilité, de gouvernance et de croissance", un assouplissement des interventions de la Banque centrale européenne, la transformation du Fonds européen de stabilité financière en banque "pour venir en soutien des pays les plus vulnérables", l'engagement d'une politique de grands travaux...

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