La Hongrie calme le jeu dans son conflit avec l'Europe

Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, à Budapest (Hongrie), le 12 décembre 2011.
Viktor Orban, le Premier ministre hongrois, à Budapest (Hongrie), le 12 décembre 2011. (ATTILA KISBENEDEK / AFP)

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, se dit prêt à négocier avec la Commission européenne sur les récentes réformes adoptées en Hongrie, et jugées non conformes par l'UE.

Viktor Orban a décidé de sortir le drapeau blanc. Le Premier ministre hongrois s'est dit prêt à négocier avec l'Union européenne. Dans le journal allemand Bild daté du 18 janvier, il déclare : "Nous sommes ouverts et prêts à négocier sur tous les problèmes présentés par la Commission européenne sur la base d'arguments sérieux." Une réaction d'apaisement après les menaces venues de Bruxelles visant des réformes constitutionnelles controversées.

Mardi 17 janvier, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, avait annoncé à Strasbourg l'ouverture de trois "procédures d'infraction" à l'encontre de la Hongrie au sujet de ses réformes concernant la Banque centrale, les juges et l'Autorité hongroise de protection des données.

Un crédit de 15 à 20 milliards d'euros en jeu

Mercredi 18 janvier, Viktor Orban doit s'exprimer devant le Parlement européen et aborder notamment la question de la Banque centrale hongroise, dont l'indépendance est remise en question par la nouvelle Constitution entrée en vigueur le 1er janvier. Or, selon Olli Rehn, commissaire européen en charge des questions économiques, cette indépendance est la condition sine qua non à l'octroi à la Hongrie d'un crédit de 15 à 20 milliards d'euros, accordé par le Fonds monétaire international et l'UE. 

Déjà mis en cause pour plusieurs réformes jugées antidémocratiques, Viktor Orban veut donc rassurer à la fois ses partenaires et ses créanciers.