Berlusconi s'apprête à démissionner

Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, au G20 de Cannes, le 4 novembre 2011.
Le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, au G20 de Cannes, le 4 novembre 2011. (WITT / ALFRED / SIPA)

Une fois les mesures anti-crise votées définitivement, sans doute samedi, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi devrait présenter sa démission.

Silvio Berlusconi vit ses dernières heures à la tête du gouvernement italien. Après le Sénat vendredi 11 novembre, la Chambre des députés devrait adopter samedi le train de mesures promises à l'Union européenne pour réduire la dette du pays, après  relancer sa croissance et éviter la contagion de la crise à la zone euro. Le vote devrait aboutir dans les heures prochaines à la démission du président du Conseil, Silvio Berlusconi.

• Passage à la Chambre des députés

Après le Sénat, les mesures promises par la Péninsule à l'UE doivent maintenant passer par la Chambre des députés. Le vote doit avoir lieu samedi. Ou dimanche au plus tard. Si les députés approuvent ces réformes, ce qui est fort probable, ce train de mesures sur la rigueur sera alors définitivement enteriné.

• Départ attendu de Berlusconi

Cette adoption du plan anti-crise doit conduire Silvio Berlusconi à quitter la tête du gouvernement. Le président du Conseil a en effet dit, mardi 8 novembre, qu'il présenterait sa démission officielle au président de la République, Giorgio Napolitano, une fois ces mesures votées de façon définitive.

• Nomination d'un nouveau gouvernement

L'ex-commissaire européen à la concurrence Mario Monti est fortement pressenti pour succéder au Cavaliere. Il a été reçu pendant deux heures jeudi par le président Napolitano pour discuter de la composition d'un gouvenement de transition. La nouvelle équipe pourrait prendre ses fonctions dès lundi.

Selon les médias, le président italien privilégie un gouvernement "de large entente", soutenu par une ample majorité parlementaire, dans lequel siégeraient à la fois des ministres du Peuple de la liberté, le parti de Silvio de Berlusconi, et de l'opposition de gauche et centriste. Le gouvernement provisoire devrait fonctionner jusqu'aux prochaines législatives, prévues au printemps 2013, si ces élections ne sont pas anticipées.

Vous êtes à nouveau en ligne