Grèce : premiers retours d'expatriés

FRANCE 2

Mardi 19 juin aura lieu l'Eurogroupe, réunion des ministres des Finances de la zone euro pour acter une sortie de crise de la Grèce. Et il y a un signe qui ne trompe pas : c'est le retour progressif des enfants du pays. Selon une étude, plus des deux tiers des Grecs expatriés souhaiteraient rentrer.

Ils viennent retrouver l'Acropole, la Grèce et ses îles : c'est l'heure du retour au pays pour de nombreux Grecs qui avaient fui vers l'étranger pour échapper à la crise, comme Thaleia Misailidou. Elle était partie en Angleterre et en Allemagne entre 2010 et 2017 avant de revenir à Athènes pour travailler dans un fonds d'investissement. Elle dit profiter de la reprise dans son pays. Car le taux de chômage y est en nette baisse : de 28% de la population active il y a 5 ans à 21 % aujourd'hui. "Je n'ai pas eu trop de difficultés à trouver plusieurs opportunités, dont celle-ci, qui me permet de bien progresser dans ma carrière. Donc si on regarde bien en ce moment en Grèce, il y a beaucoup d'options", analyse-t-elle.

400 000 départs depuis 2010

Pour elle, c'est une opportunité de carrière, mais pour d'autres, les motivations sont plus personnelles : Alexandros Skouras a travaillé dans un centre de recherches aux États-Unis entre 2010 et 2017. Il est rentré il y a quelques mois pour prendre la tête d'un centre plus petit à deux pas du Parthénon : "Retourner en Grèce et travailler pour que les choses s'améliorent ici, c'est très valorisant, estime-t-il. Bien sûr comme beaucoup de gens qui reviennent, on gagne moins d'argent, on a peut-être une vie moins facile, mais il y a des récompenses : avoir une vie qui a plus de sens, et le soutien de sa famille à proximité quand on fonde une famille". Le salaire moyen en Grèce est d'environ 920 euros nets par mois, 60% de moins qu'en France ou en Allemagne. Un écart qui explique l'expatriation massive des Grecs, avec environ 400 000 départs depuis 2010. Mais selon une étude récente, plus des deux tiers des Grecs partis à l'étranger souhaitent désormais rentrer dans leur pays.

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