"Toutes mes excuses au peuple guyanais", lance la ministre des Outre-mer depuis la préfecture de Cayenne

La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts à Cayenne, le 29 mars 2017.
La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts à Cayenne, le 29 mars 2017. (JODY AMIET / AFP)

Les négociations entre un collectif de Guyanais et les ministres de l'Intérieur, Matthias Fekl, et de l'Outre-mer, Ericka Bareigts, ont repris jeudi dans la préfecture de Cayenne.

"Au bout de tant d'années d'histoire, c'est à moi que revient l'honneur de dire au peuple guyanais, au-delà de ma petite personne, au-delà de mes fonctions, toutes mes excuses au peuple guyanais", a lancé la ministre des Outre-mer, jeudi 30 mars, depuis balcon de la préfecture de Cayenne et sous les applaudissements de la foule. Un peu plus tôt, la tension était retombée en Guyane et les discussions avaient repris entre les collectifs de grévistes et les ministres de l'Intérieur Matthias Fekl et des Outre-mer Ericka Bareigts. 

"Construire l'avenir de la Guyane." "Nous sommes là pour écouter, pour avancer avec des solutions concrètes", a déclaré le ministre de l'Intérieur, qui s'est dit prêt à rencontrer tous ceux qui veulent "sereinement construire l'avenir de la Guyane".

Négociations difficiles. Le collectif des "500 frères" a d'abord exigé le retrait du dispositif de sécurité érigé face à la préfecture comme préalable à toute discussion. Après plus d'une heure de négociations, les manifestants ont obtenu gain de cause et une vingtaine de représentants du collectif sont entrés, avant d'en ressortir une demi-heure plus tard, s'indignant que les médias n'aient pas été conviés aux discussions.

 Les ministres vont rester plus longtemps que prévu. "On leur donne jusqu'à samedi matin", a déclaré José Achille, un représentant de ce collectif, en parlant des ministres. Il confirme que Matthias Fekl et Ericka Bareigts ne partiront pas avant.

22h35 : Si vous ne deviez consulter que trois contenus sur franceinfo aujourd'hui, ce serait ceux-là :

Pollution, insécurité, économie parallèle... Notre journaliste Marie-Violette Bernard vous explique comment l'orpaillage illégal gangrène la Guyane.

Autre contenu sur la Guyane : notre journaliste Hugo Cailloux a interrogé des infirmières et des médecins. Tous racontent le parcours du combattant des Guyanais pour se faire soigner.

Le reportage de notre journaliste Fabien Magnenou, qui a rencontré plusieurs membres de la communauté chinoise, qui disent avoir "perdu confiance" en la police après la mort d'un père de famille chinois tué à Paris par la police.

22h02 : "Au bout de tant d'années d'histoire, c'est à moi que revient l'honneur de dire au peuple guyanais, au-delà de ma petite personne, au-delà de mes fonctions, toutes mes excuses au peuple guyanais."

Voici la phrase exacte que la ministre Ericka Bareigts vient de prononcer du balcon de la préfecture de Cayenne. Un peu plus tôt une militante lui avait notamment reproché d'avoir tardé à venir en Guyane, malgré l'importance du mouvement social.

21h56 : "On leur donne jusqu'à samedi matin", déclare José Achille, un représentant de ce collectif, en parlant des ministres. Il confirme que Matthias Fekl et Ericka Bareigts ne partiront pas avant.

21h52 : La situation évolue donc en Guyane : les collectifs vont étudier les propositions en matière d'éducation avant de répondre aux ministres. Ces derniers vont rester plus longtemps que prévu, pour trouver des points d'accord. Les barrages sont maintenus pour faire pression sur les négociations, selon un journaliste de Guyane 1ère.

21h48 : La ministre s'est exprimée pendant une petite pause pendant les négociations avec des collectifs de Guyanais. Depuis le balcon de la préfecture, l'un des portes-paroles des "500 Frères" s'est adressé à la presse et aux manifestants avec un porte-voix.

21h44 : La ministre des Outre-mer Ericka Bareigts présente ses excuses "au peuple guyanais" au balcon de la préfecture de Cayenne.

20h37 : Il y avait un vol aujourd'hui pour Cayenne, mais il n'y en aura pas demain. Air France annonce être contrainte d'annuler le vol direct Paris-Cayenne (vol AF852 / 853) de demain en raison de la situation en Guyane, et de réduire à un seul vol les rotations avec les Antilles contre deux prévus.

20h31 : Retour à Cayenne. Les manifestants, qu'on ne voit plus sous les parapluies, sont toujours mobilisés devant la préfecture.

20h00 : Echange tendu à la préfecture de Cayenne, entre les porte-parole des collectifs et la ministre de l'Outre-mer. Cette dernière a été appelée "ministre de La Réunion". Ericka Bareigts a répondu.

19h37 : Vous pouvez suivre les échanges entre les représentants du gouvernement et les collectifs en direct sur la page Facebook de Guyane 1ère, grâce à un Facebook Live.

19h33 : La tension est retombée devant la préfecture de Cayenne. Un compromis vient d'être trouvé entre les collectifs et les ministres sur la présence des médias. La presse sera autorisée à assister à la première demi-heure d'échanges. Elle se retirera ensuite de la réunion mais des comptes-rendus seront fait devant la presse toutes les demi-heures.

17h51 : Alors que les négociations entre le gouvernement et les collectifs de grévistes ont été suspendues, de nombreux manifestants ont investi la pelouse de la préfecture. Ils font désormais face aux forces de l'ordre, déployées pour empêcher toute intrusion. Suivez la situation en vidéo dans le Facebook Live de Guyane 1ère.

17h29 : Voici les explications de Matthias Fekl après l'annulation de la réunion prévue avec les collectifs de grévistes, qui réclamaient la présence de journalistes.

(GUYANE 1ERE)

17h08 : "Sans le dialogue, sans la discussion, il n'est pas possible d'imposer des choses, et ce n'est pas notre esprit."

Sur La 1ère, Ericka Bareigts réagit à l'annulation de la rencontre prévue avec les collectifs de grévistes, en raison de leur refus de débattre à huis-clos.

16h58 : L'ONG WWF recense 10 000 orpailleurs illégaux en Guyane. Pollution, insécurité... Je vous explique pourquoi l'extraction clandestine d'or est l'un des fléaux du département.



(PAULO SANTOS / REUTERS)

16h58 : Face à la presse, le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, justifie son refus de rencontrer les collectifs de grévistes en présence de la presse, comme l'exigent les collectifs. "Il faut pouvoir parler les yeux dans les yeux, en confiance", dit-il, tout en se disant favorable à ce que la presse soit tenue informée des "avancées" des négociations.

16h25 : Hier soir, à leur arrivée à la préfecture de Cayenne, le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, et la ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, ont eu droit à un comité d'accueil bruyant.

(FRANCE 2)

16h07 : Les représentants des collectifs de grévistes, qui devaient rencontrer les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer à Cayenne, annoncent qu'ils "quittent la salle" de réunion. Selon eux, la présence des médias leur a été refusée par les ministres. "Aucune négociation n'est possible", actent-ils.

15h44 : Pour suivre la situation en direct devant la préfecture de Cayenne, vous pouvez regarder le Facebook Live animé par les équipes de La 1ère.



15h41 : Ambiance tendue à Cayenne, où les collectifs de grévistes doivent rencontrer les deux ministres dépêchés par le gouvernement. Les représentants du mouvement guyanais menacent de quitter la réunion si la presse ne peut pas y assister.

14h18 : Les discussions entre les collectifs de grévistes et les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer doivent débuter dans une dizaine de minutes. Les différents collectifs se trouvent actuellement devant la préfecture de Cayenne et tentent de se mettre d'accord avec les autorités sur le nombre de représentants pouvant assister à la réunion.

14h13 : Mine de rien, c'est un petit événement : un avion d'Air France a décollé d'Orly, ce matin, en direction de Cayenne, avec 220 passagers à bord. Une première depuis samedi, en raison de la grève générale en Guyane.



(JEAN-MICHEL MAZEROLLE / LA 1ERE)

14h06 : "C'est un chiffre que je conteste."

Stéphane Le Foll dément que le futur plan d'aide pour la Guyane sera d'un montant de quatre milliards d'euros sur près de dix ans, contrairement à ce qu'avancent Les Echos.

07h47 : Les ministres de l'Intérieur et des Outre-mer sont arrivés en Guyane. Matthias Fekl et Ericka Bareigts vont tenter de trouver une issue à la crise qui paralyse ce territoire français depuis une semaine. Le "pacte" qu'ils proposeront aux Guyanais est détaillé dans Les Echos.

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